Dans un deuxième temps, l'Ordre s'inquiète du faible taux d'épargne des Québécois, une situation qui ne sera sans avoir de graves répercussions sur leur niveau de vie à la retraite.

Bilan de santé du RREGOP: le patient va mieux qu'on le dit !

Le débat des derniers mois à propos des régimes de retraite laisse sans doute croire à beaucoup de gens que tous les régimes à prestations déterminées sont à l'agonie. Il n'en est rien! Même dans le secteur municipal, plusieurs régimes de retraite se portent plutôt bien.
Le débat des derniers mois à propos des régimes de retraite laisse sans doute croire à beaucoup de gens que tous les régimes à prestations déterminées sont à l'agonie. Il n'en est rien! Même dans le secteur municipal, plusieurs régimes de retraite se portent plutôt bien.
Mais qu'en est-il du Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP)? Le 12 mars dernier, la CARRA a publié le rendement obtenu par la caisse de retraite des personnes participantes du RREGOP pour l'année 2013: 13,8%. L'actif de la caisse s'établit maintenant à 50,4 milliards de dollars. Nous désirons profiter de l'occasion pour faire le point sur l'état de santé du RREGOP.
D'abord, mentionnons que cet excellent rendement est nettement plus élevé que celui prévu par les actuaires pour le régime à long terme, c'est-à-dire un rendement moyen de 6,25% par année. Seulement une bonne année, diront certains ? Le rendement moyen de la caisse des personnes participantes du RREGOP a été de 10% au cours des quatre dernières années et de 9,4% au cours des 40 années d'existence du RREGOP, créé en 1973.
Le RREGOP nage-t-il pour autant dans les surplus ? Non. Mais il est loin d'être en détresse. Selon les données de la plus récente évaluation actuarielle disponible, soit celle se terminant au 31 décembre 2011, la caisse des personnes participantes du RREGOP était capitalisée à 94%. Cela veut dire qu'elle contient 94% des fonds nécessaires pour payer sa part (50 %) des rentes de toutes les personnes retraitées, actuelles et futures, pour les 70 ou 80 prochaines années.
Cette légère sous-capitalisation s'explique essentiellement par le fait que cette évaluation actuarielle tenait compte en totalité des pertes énormes de 2008 (plus de 12 milliards de dollars), mais seulement en partie des bons rendements des années suivantes. Évidemment, le rendement de 2013 n'en faisait pas du tout partie. Une mise à jour de cette évaluation actuarielle au 31 décembre 2013 sera réalisée par la CARRA au cours des prochains mois. Ce prochain bilan de santé devrait donc être encore plus encourageant, compte tenu du rendement de 13,8% en 2013 et du rendement moyen de 10% des quatre dernières années.
Bref, le RREGOP se porte mieux que plusieurs ne pourraient le croire, comme le soulignait d'ailleurs Francis Vailles dans La Presse du 27 février 2014. La caisse des personnes participantes du RREGOP est l'une des seules caisses de retraite à être presque entièrement capitalisée (94%). Le personnel de l'État devrait être cité en exemple pour avoir réussi à conserver le RREGOP dans un état de santé somme toute enviable. Qui plus est, les derniers développements sont encore plus encourageants quant à son état de santé à venir. Pour un dossier complet sur la question, nous vous invitons à vous rendre au www.lacsq.org/dossiers/bilan-de-sante-du-rregop/.
Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)