La publication, vendredi matin, d'un texte d'opinion de Jacques Larose sur le comportement des cyclistes a suscité énormément de réactions.

Auto contre vélo, round 438

La publication, vendredi, de la lettre ouverte de l'ex-policier Jacques Larose, où il dénonce la trop grande place (à ses yeux) qu'occupe le vélo dans les rues de Québec et dans le Code de la sécurité routière, a soulevé des réactions passionnées, tant en sa faveur que contre elle. Considérant la tournure très dogmatique que le débat «auto vs vélo» prend souvent, cela ne surprendra personne. On lira, ci-bas, quelques commentaires reçus par courriel et Facebook.
Mais j'aimerais en profiter pour mettre une ou deux petites choses au clair, et pour réaffirmer un principe de la plus haute importance. C'est moi qui m'occupe du courrier du lecteur pendant les vacances, c'est moi qui ai pris la décision de publier ce texte. Moi qui me rends au travail en vélo six mois par année (en bus le reste du temps). Moi qui, ces temps-ci, suis accompagné sur deux roues par mes trois plus vieux jusqu'à leur camp de jour.
Pourquoi l'ai-je fait? Parce que sa lettre reflète un courant de pensée assez répandu dans notre société, peut-être même plus dans la région de Québec qu'ailleurs, que cela nous plaise ou non. C'est le rôle d'un journal, c'est le rôle d'une section «Opinions» comme la nôtre de faire paraître des positions diverses. Nous en avons publié (beaucoup) en faveur du vélo dans le passé, il n'est que normal que nous fassions aussi une place aux pro-autos, dans la mesure où ils n'incitent pas à la haine ou à adopter des comportements irresponsables envers les cyclistes. Et non, trouver que le vélo prend trop de place n'est pas une incitation à la haine ni à intimider les cyclistes.
Suis-je d'accord avec ce que M. Larose avance dans sa lettre? Non. Je suis même en profond désaccord avec la plupart des points qu'il soulève. Mais depuis quand est-ce qu'un journal est sensé ne publier que les textes qui penchent du «bon bord»? Le Soleil continuera à refléter une diversité d'opinions et ne doit jamais arrêter de le faire. Certains en seront choqués, à l'occasion, mais cela n'est ni plus ni moins que normal : c'est un corolaire inévitable de tout débat démocratique.
Bref, circulez, y a rien à voir...
Jean-François Cliche, journaliste
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Bourde monumentale
Votre publication d'une lettre aux lecteurs totalement absurde par un certain Jacques Larose est une bourde monumentale de votre part. J'en conclus que n'importe quel loustic étroit d'esprit avec des arguments bidons et erronés, à l'encontre de la loi, propice à engendrer la haine a droit au chapitre dans votre journal? Je me souviens d'une époque où vous aviez un peu de rigueur. [...] Vous venez certes de perdre une belle clientèle.
Jean-Michel Girard
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Des plaques pour cyclistes
S'ils ont priorité pourquoi ne pas les faire payer des plaques, comme nous les automobilistes? Les cyclistes sur la Côte-de-Beaupré ne respectent rien et en plus, ils se placent en largeur pour ne pas nous laisser passer. Je parle pour la majorité, car ils n'ont aucun respect avec les automobilistes.
Dominique Mathen
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Mort d'homme
Publier ce genre de propos devrait être illégal. Vous permettez à un individu de s'exprimer face à un contexte où il peut y avoir mort d'hommes. Vous manquez de manière flagrante de jugement en ayant publié ceci dans vos plateformes de médias sociaux. Vraiment désolant de la part d'un journal que je trouvais sérieux. Quand un de ces crinqués tuera un cycliste et que celui-ci sera votre voisin, collègue, etc., vous vous rendrez compte qu'il faut éviter ce genre de lettre d'opinion.
Martin Desbiens, Gatineau