Tous les enfants souffrant du trouble du spectre autistique nécessitent une aide particulière, qu'on parle de soins médicaux, d'éducation, d'alimentation ou de soutien psychologique.

Autisme: trois façons d'aider

Le 2 avril sera la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Les familles qui se débattent au quotidien pour réussir à accomplir les tâches qu'impose la prise en charge d'un enfant autiste sont nombreuses.
Selon le Center for Disease Control and Prevention des États-Unis, 1 enfant sur 68 serait atteint du trouble du spectre autistique (TSA). Au Canada, nous en sommes encore au stade de la collecte de données. Le TSA touche des enfants qui présentent un vaste éventail de problèmes : déficiences sur le plan langagier, social et sensoriel, troubles de la motricité fine et globale, problèmes de digestion.
Tous les enfants souffrant de TSA nécessitent une aide particulière, qu'on parle de soins médicaux, d'éducation, d'alimentation ou de soutien psychologique. Quant à leurs familles, elles auraient bien besoin d'appui, elles aussi.
Voici quelques idées pour venir en aide à une famille touchée par l'autisme.
Le temps
Pour les parents d'un enfant autiste qui jonglent pour concilier vie au travail et vie de famille, le temps est une denrée rare. Donner de son temps constitue donc un excellent choix. Pelleter l'entrée, ramasser les feuilles ou sarcler les mauvaises herbes dans le jardin sont des coups de main précieux. Les plats cuisinés ou des muffins sortis du four sont toujours d'un grand secours (s'informer des restrictions alimentaires au préalable). On peut conduire un parent à ses rendez-vous, garder les enfants, passer à la pharmacie ou à l'épicerie. Ce sont là des gestes qui n'exigent qu'un minimum de temps et d'effort, mais qui permettraient aux parents d'épargner beaucoup de temps. Du temps qu'ils pourront consacrer à leur enfant ou utiliser pour se rattraper au boulot ou, mieux encore, dormir un peu.
Les mots
Bien souvent, les parents qui se démènent pour répondre aux besoins d'un enfant autiste finissent par atteindre un état d'épuisement perpétuel. Alors, si vous trouvez qu'ils n'ont pas grand-chose à raconter ou qu'ils sont d'humeur chagrine, ne leur en tenez pas rigueur. Un mot gentil, une parole réconfortante, un témoignage d'amitié peuvent ensoleiller une journée. Prenez le temps de demander comment vont vraiment les choses et ce que vous pourriez faire pour donner un coup de pouce. Résistez à la tentation de fournir des conseils; tendez plutôt l'oreille et restez à l'écoute.
De temps à autre, n'oubliez pas de proposer une sortie au restaurant, même si les refus ont été nombreux depuis un certain temps. C'est lorsque les invitations se tarissent que les gens se sentent le plus isolés. Plus important que tout, dites-leur à quel point ils sont de bons parents lorsque vous les voyez à l'action. Il est probable qu'ils ne l'entendent pas assez souvent.
L'argent
Profitez des anniversaires et d'autres occasions spéciales du même genre pour proposer de verser une contribution au régime enregistré d'épargne invalidité ou d'épargne-études de l'enfant. Souvent, le gouvernement versera un montant égal, si bien que même une petite somme vaut son pesant d'or. Ou bien offrez un chèque cadeau destiné à l'achat d'un livre, de fournitures ou de jouets spéciaux, accompagné d'un petit cadeau pour l'enfant. Cela aidera à combler ses besoins en matière d'éducation.
Un don régulier à un organisme d'entraide est un excellent moyen de manifester son soutien de façon anonyme. Trop souvent, ces associations ne reçoivent que de maigres subventions ou dépendent des dons versés par les familles touchées, dont le budget est déjà grevé. Si vous ne savez pas à qui donner, n'hésitez pas à interroger votre entourage : les familles touchées par l'autisme connaissent les organismes les plus utiles et peuvent vous conseiller.
Rappelez-vous ce vieil adage : il vaut mieux joindre l'acte à la parole. Au lieu de vous interroger longuement sur ce que vous pourriez faire pour alléger le fardeau d'une famille qui vit avec l'autisme, passez à l'action. Ce sont parfois les gestes les plus banals qui font une réelle différence au jour le jour.