Au secours des grands oubliés

La surprise était tellement inattendue que j'ai flotté sur un nuage toute la journée! La bonne nouvelle que j'attendais depuis des années s'est enfin concrétisée. Ce que j'ai qualifié de «régime indigne» tire à sa fin. J'ai une admiration sans borne pour les gens courageux, déterminés et je pensais, entre autres, à la très charmante Marguerite Blais, ministre des Aînés, qui vient de nous annoncer que le gouvernement accepte d'octroyer 150 millions $ et plus, pour les Aidants Naturels.
La surprise était tellement inattendue que j'ai flotté sur un nuage toute la journée! La bonne nouvelle que j'attendais depuis des années s'est enfin concrétisée. Ce que j'ai qualifié de «régime indigne» tire à sa fin. J'ai une admiration sans borne pour les gens courageux, déterminés et je pensais, entre autres, à la très charmante Marguerite Blais, ministre des Aînés, qui vient de nous annoncer que le gouvernement accepte d'octroyer 150 millions $ et plus, pour les Aidants Naturels.
Plusieurs d'entre nous ont eu la mauvaise expérience de visiter un parent dans une résidence de personnes âgées.., pour en ressortir complètement anéantis. Les conditions de vie, notamment l'espace restreint, le manque de personnel, la malpropreté, la nourriture exécrable, l'abus financier, etc., de ces entreprises privées, ne font malheureusement jamais l'objet d'une enquête de notre gouvernement.
Un mot sur ces «intrus» qui obligent nos aînés à soumettre un rapport d'Impôt, une confirmation bancaire, un profil financier, dans le but de siphonner le plus d'argent possible de la pension de leurs futurs résidents, avant de fixer le montant de ta petite «cellule résidentielle». Ce n'est pas seulement une intrusion commise par des spéculateurs, c'est un «viol» à caractère privé et financier dans une société dite civilisée!
Pourtant, nos aînés «les grands oubliés» ne méritent pas ça. Ils ont bûché toute leur vie pour aider à bâtir ce pays et contribué à son évolution. Difficile d'imaginer qu'à la fin de leur vie, il se retrouvent victimes d'un système d'exploitation où leur naïveté et leur vulnérabilité les rend incapables de se défendre contre des prédateurs dont le seul intérêt est l'argent.
La masse des pauvres de notre société ont droit à une pension de vieillesse qui leur permet d'avoir un toit sur la tête mais qui les laisse sous le seuil de la pauvreté. Des étrangers sans scrupules prennent ensuite le contrôle de 98% de cette pension pour ne laisser qu'une centaine de dollars en poche à chacun pour les dépenses personnelles de tout le mois...
Il n'y a aucune loi pour interdire ces «truands» de vider les comptes en banque; aucune loi non plus pour protéger nos aînées contre la maltraitance, car même les plaintes bien fondées n'aboutissent à rien. En fait, c'est la loi du silence dans la plupart des résidences de personnes âgées à cause de la crainte de se faire détester par le personnel de l'établissement ou, pire, de subir un traitement hostile par la suite.
L'emprise, le contrôle, les règlements sévères et absurdes, infligés à nos parents en résidence par ces dirigeants dépassent l'entendement. J'ai l'impression de vivre sur une autre planète tellement je suis horrifiée de voir qu'un être humain puisse en traiter un autre de cette façon!
La bureaucratie, elle, enterre ces gestes qu'ils soient commis par des proches ou par des spéculateurs. Alors puisqu'ils n'ont aucun droit de parole et aucun choix de faire leur valise quand ils sont maltraités, à nous de dénoncer et de dénoncer encore.
Maintenant cependant, il y a une autre option. Les aidants naturels vont enfin avoir un peu de répit.  En prenant soin d'un parent à la maison, dans un environnement familier, avec un support moral et financier, c'est une belle retraite qui commence. Avec des enfants qui vous aiment, vous pourrez enfin vivre en toute quiétude et mourir dans la dignité et la sérénité. Quel cadeau qu'un havre de paix bien mérité.
Merci à la ministre Marguerite Blais pour l'espoir d'une vie meilleure et la fin d'un régime indigne.
Louise Vallières, Lévis