Le Centre Vidéotron

Amphithéâtre: on doit connaître les chiffres

Bravo pour le courage que vous avez d'aborder un sujet dont Régis Labeaume est «tanné» d'entendre parler! Vous êtes conscient que vous allez sûrement faire l'objet de commentaires du maire et qu'il cessera probablement de vous lire.
M. Labeaume est de très mauvaise foi dans ses réflexions et ses commentaires en général. Et il n'aime pas être confronté aux idées ou aux opinions qui ne lui conviennent pas. Les journalistes sont souvent la cible du maire et celui-ci tente parfois de les intimider. Récemment, à la suite d'un papier de François Bourque, il a émis un commentaire désobligeant et a déclaré vouloir rencontrer le propriétaire du Soleil, rien de moins...
Je vous félicite de refléter l'opinion de nombreux Québécois qui doutent des élans optimistes du maire et de sa gestion «transparente». Je tique moi aussi sur l'échappatoire avalisée par la Ville de soustraire les chiffres de l'amphithéâtre à l'examen public et ainsi éviter la Loi sur l'accès à l'information. Pour moi, cela constitue une affaire proprement scandaleuse sur le plan de l'éthique et de la démocratie. Je redoute aussi que la Ville applique la même règle pour les autres activités de Québecor (et Gestev) dans la capitale.
J'aurais aimé comparer les dépenses publicitaires du gestionnaire de l'amphithéâtre de façon à pouvoir évaluer la répartition de la pub pour les activités qui s'y tiennent dans les différents médias, car je doute qu'elle soit le moindrement équitable. Pourtant l'amphithéâtre est public, et la règle d'équité devrait s'appliquer, car il serait tentant pour le gestionnaire d'accaparer la part du lion et de gonfler son profit au détriment d'une gestion prudente et raisonnable. Je crois nécessaire que l'on insiste dans le débat public pour obtenir la transparence souhaitée dans le dossier de l'amphithéâtre. Merci d'en parler au nom des lecteurs du Soleil.
Maurice Marcotte, Québec