Amour, stress et insécurité

Nous voulons profiter de la Saint-Valentin pour dénoncer le fait que les personnes assistées sociales n'ont pas le droit de vivre l'amour.
En effet, selon la loi de l'aide sociale, on peut être accusé d'être en situation de vie maritale dans une des trois situations suivantes : si l'on a la même adresse, si l'on s'entraide ou si l'on est dénoncé par une tierce personne. L'aide sociale déclenche alors une enquête. Si les personnes ne sont pas en couple, elles doivent le prouver. 
Pour les prestataires qui sont en couple, si les deux sont à l'aide sociale, ils reçoivent un seul chèque diminué de plus de 300 $ par mois. Pour les personnes dont le partenaire travaille, le montant du chèque est ajusté en fonction de son revenu jusqu'à une possibilité de ne plus rien recevoir.
L'aide sociale met les personnes en situation de dépendance et de fragilité, ouvrant la porte à toutes sortes d'abus possibles et de violence. C'est une perte de liberté totale!
En 2016, il est difficile pour des personnes à l'aide sociale de vivre pleinement l'amour, car cette situation apporte du stress et de l'insécurité. C'est pourquoi nous demandons au gouvernement du Québec de traiter la loi de l'aide sociale de la même manière que la régie des rentes du Québec, afin que les individus reçoivent chacun leur chèque. 
Parce qu'une personne égale un chèque pour vivre dans la dignité. 
Rachel Lacasse, Monique Toutant, Corinne Vézeau, Julie Gros-Jean, Véronique Salmon et Ginette Gratton
Au nom de l'Association pour la défense des droits sociaux, Québec métropolitain (ADDS QM)