Un bail de location normal interdit au locataire de mettre son logement sur Airbnb, une telle pratique étant considérée comme «contravention sérieuse au bail», informe la Régie du logement.

Airbnb, le semeur de troubles

POINT DE VUE / L’engouement pour Airbnb, un site web qui met en contact des touristes et des gens prêts à louer leur logement, suscite de plus en plus son lot de problèmes, dans les villes où des locataires louent sans la permission du proprio et des voisins irrités par le bruit de ces touristes indésirables.

Pourtant, la loi est explicite : un bail de location normal interdit au locataire de mettre son logement sur Airbnb, une telle pratique étant considérée comme «contravention sérieuse au bail», informe la Régie du logement.

Dans certains cas, ça devient même une entreprise. En effet, des Montréalais signent des dizaines de baux pour ensuite afficher ces espaces sur Airbnb. Dans certains cas, le propriétaire ne le sait pas. Avec l’écart entre ce qu’ils exigent au jour ou à la semaine aux touristes et ce qu’ils paient chaque mois au proprio, ça devient vite payant.

Certains propriétaires contournent la loi en évinçant illégalement leur locataire pour ensuite proposer leur logement sur Airbnb et augmenter leurs profits. Le propriétaire dit d’abord vouloir louer le logement à son fils, ce qui est une raison valable pour forcer le locataire à partir, mais une fois celui-ci évincé, le fils «change soudainement d’idée», et le propriétaire en profite pour le louer sur Airbnb. Ni vu ni connu.

La colère grogne de plus en plus contre Airbnb. Locataires, propriétaires, et même les voisins des logements loués comme chambres d’hôtel en ont marre… Il est plus que temps que la Régie du logement mette un terme à ces pratiques déloyales !