Après 15 années à la barre du Festival d'été de Québec, Daniel Gélinas a décidé de relever de nouveaux défis.

15 années de bonheur partagé

Comme vous le savez maintenant, j'ai pris la décision, il y a de cela quelques mois, de donner une nouvelle trajectoire à ma vie professionnelle. Ce n'est pas sans un immense pincement au coeur que j'en suis venu à cette décision. Avec l'expérience du 400e anniversaire de la Ville de Québec, diriger le Festival d'été de Québec aura été une opportunité fabuleuse pour le gestionnaire d'événements que je suis.
Je n'oublierai jamais ces dizaines de milliers de festivaliers, visages épanouis, heureux, fiers de faire partie d'un de ces moments magiques au cours duquel l'artiste entre en symbiose avec son public. J'ai investi tout ce temps, cette énergie et mon savoir-faire dans un seul but : voir une population vibrer totalement au rythme d'un festival unique au monde. Il n'y a pas de plus beau cadeau, pour un directeur général d'événement, que de voir ses invités oublier, pour un moment, les aléas de la vie quotidienne pour participer massivement à une charge d'émotions réciproques entre un artiste et eux. 
Malgré de nombreux obstacles, la vision ambitieuse que nous nous étions donnée en 2003 nous a permis d'obtenir un succès supérieur à nos attentes initiales. Avec le soutien d'une équipe solide et loyale, nous avons atteint les plus hauts sommets. Le Festival d'été de Québec est dorénavant une étape incontournable pour tous les artistes, petits et grands. 
Tout le travail nécessaire à la réalisation d'un événement de cette envergure est malheureusement méconnu du public. Des dizaines de personnes s'activent tout au cours de l'année pour «mettre la table», développer de nouveaux projets, être à l'avant-garde et s'assurer que toutes les conditions seront remplies pour que chacun des festivaliers vive un moment mémorable, sinon magique. Ces professionnels hors de l'ordinaire sont mes vaillants frères et soeurs d'armes avec qui j'ai partagé défis, joies, tristesses, défaites, succès, j'ai nommé : Claude Doré, champion du financement, Hélène Larouche et Isabelle Boucher, notre solide base administrative, Patrick Martin, le meilleur directeur de production, Luci Tremblay, qui fut notre meilleur «rempart», Louis Bellavance, le magicien de la programmation, et Caroline Drolet, l'infaillible aux ressources humaines. 
Je rends hommage également à mes collègues Suzanne et Alexia, qui ont suivi mes activités quotidiennes, Marie-Hélène, notre très efficace avocate, Linda, qui a su prendre en main les destinées de 3E, ainsi que toute cette équipe merveilleuse qui m'a entouré au fil des ans. Comment ne pas, également, souligner le soutien indéfectible de ma conjointe Lyne et de mes enfants, Fannie et Marc-Antoine. 
Le FEQ, organisation publique et chérie de ses citoyens, n'aurait pas connu son essor sans la couverture et l'attention constante des médias locaux. Présents dans toutes les situations : quelques fois critiques et souvent défenseurs, ils ont fait un travail remarquable. 
Le Festival d'été de Québec est un exemple d'entreprise sans but lucratif qui apporte beaucoup à sa communauté et à cet égard, l'implication du conseil d'administration est digne de mention. Je voudrais rendre hommage à tous ces présidents et présidentes que j'ai eu l'honneur de servir : Alain Francoeur, Régis Labeaume, Josée Hallé, Louis-Philippe Baillargeon, Marie-France Poulin, Nancy Savard, Louis Duchesne et, depuis un an, Alain-Jacques Simard. 
Je garderai des milliers de souvenirs impérissables de cette aventure professionnelle. Il est impossible de les énumérer tous, vous en conviendrez, mais celui qui restera gravé à jamais est celui des gens de Québec. Vous formez un public fier, présent et incroyable. Je vous aime! 
À titre de citoyen de Québec et à titre de directeur général sortant, je tiens à rappeler aux institutions de Québec et aux différents pouvoirs publics que le Festival d'été de Québec est un moteur de retombées économiques et de rayonnement, protégez-le! S'il n'existait pas, on voudrait certainement l'inventer. S'imaginer avoir à Québec un festival de musique regroupant 300 spectacles, de très grandes vedettes internationales durant 11 jours avec seulement 13 % de financement public, un rêve, dites-vous? Il est réalité, il existe à Québec et il a maintenant 50 ans bien sonnés. 
Je continuerai toute ma vie à soutenir ce joyau de la Ville de Québec. 
Un immense merci à toutes les institutions publiques de Québec qui soutiennent le FEQ depuis ses tout débuts et aux différents commanditaires privés, dont notre indéfectible présentateur Bell. 
Au revoir,
Daniel Gélinas