Plus en santé, moins à l’armée

On nous annonce que les urgences débordent comme on donne la météo. Mais il y a des décisions politiques derrière ces engorgements.

Un manque récurrent de transferts en santé de la part d’Ottawa empêche d’augmenter le personnel et de diminuer les ratios aux urgences. Ces transferts pourraient être tirés du retrait des troupes canadiennes en Irak où elles n’y ont rien à faire sinon que d’occuper un pays indépendant qui en a assez sur les bras avec les Américains. Il est connu depuis les grands mouvements pour le désarmement des années 80 que les investissements en santé créent plus d’emplois que les montants consacrés à l’armée. En même temps que la retenue militaire, appelée par tout le monde, les sommes libérées des forces armées pourraient rendre au Canada son prestige international pacifiste, son indépendance de Washington et sa capacité de régler une fois pour toutes le débordement des urgences s’il demandait simplement que les sommes investies soient consacrées à des solutions par la CAQ.

Guy Roy, Lévis