Paradis pour qui?

Avec la libre circulation des capitaux, les multinationales magasinent les pays où s’installer en vue «d’optimiser leur fiscalité» (ou idéalement ne pas en payer). Elles font miroiter des promesses de création d’emplois aux politiciens.

Ces politiciens échangent donc à ces multinationales des taux d’imposition très bas ou inexistants en retour de promesses de création d’emplois. Ces entreprises placent alors, légalement, leurs surplus dans des paradis fiscaux, comme l’actualité nous le démontre actuellement.

Ces emplois génèrent des salaires qui seront, eux, imposés pleinement avec peu d’échappatoires possibles. 

On se retrouve alors avec la situation suivante: d’une part, on a une classe sociale imposée au maximum par l’État pour pouvoir maintenir le niveau de services gouvernementaux auxquels elle a droit et, d’autre part, une entreprise qui génère de mirobolants revenus imposés minimalement ou pas du tout et qui ne contribue donc pas au maintien de ces services gouvernementaux du pays où elles s’enrichissent.

Pierre Gendron, Québec