Marguerite Blais et François Legault

Nous n’avons pas peur de débattre, Madame Blais

En réaction au texte «La CAQ force Marguerite Blais à renoncer à un débat», paru le 27 août

«Marguerite, on s’entend pour que tu ne lui répondes (sic) pas directement. C’est la consigne donnée par Paulin. Merci»

C’est ainsi que le texto est entré, jeudi matin, pour toutes les candidatures. Nous avons tous et toutes lu la consigne de ne pas répondre directement à la mairesse de la municipalité de Sainte-Sophie. La candidate de la CAQ s’est empressée de répondre par trois cœurs, signifiant qu’elles sont accord avec cette omerta. La CAQ a couvert la bourde par un pieux mensonge : madame avait d’autres engagements. Dans les faits, la CAQ centralise les communications, quitte à faire dans la langue de bois. La belle affaire ...

Je suis la candidate de Québec solidaire dans Prévost et je suis outrée.

Tout ceci fait tellement vieille politique. Le fait qu’une candidate d’expérience telle que Mme Blais se plie à un tel exercice me laisse songeuse. La CAQ, un parti de changement?Comment expliquer une candidate qui se présente au public pour être élue, mais joue en même temps dans les coulisses, loin des yeux du public? Comment voter en toute conscience si cette candidate laisse la «grosse machine» parler pour elle? Nous communique-t-elle vraiment son opinion ou lit-elle les réponses dans un script?

Plus précisément, voulons-nous vraiment d’un Québec mené par des élections “clé en main”? Et qui paye la facture?

Lorsque j’ai lu la nouvelle dans Le Soleil, les textos du jeudi matin n’en finissaient plus de me renverser. À QS, nous travaillons très fort pour chaque appui. Dans ma circonscription, les terrains sont souvent rebutants pour mon fauteuil roulant, mais je vais quand même à la rencontre des gens, avec grand plaisir. Rencontrer les gens qu’on veut représenter à l’Assemblée nationale est nécessaire afin de bien saisir les besoins de la communauté. Je ne choisis pas les débats et les échanges. Tout le monde a le droit de s’exprimer. Et c’est tant mieux.

Le geste de Madame Blais et de son organisation est irrespectueux envers la mairesse de Sainte-Sophie et méprisant aussi pour l’exercice démocratique des citoyens. Que craint Monsieur Legault? En tant que candidate, je pense que ce genre de débat permet à la population de mesurer les positions des partis par rapport aux enjeux importants qui les concernent. C’est un signe de respect.

J’ai hâte de participer à ce débat, ainsi qu’à celui du 11 septembre sur l’école secondaire à Prévost. N’oublions pas qu’il y a 20 ans ce projet tombait dans les mains du ministre de l’Éducation de l’époque... François Legault. Il y a tant de choses à se dire.

Québec solidaire présente un projet de société qui correspond aux besoins de la population. Et comme nous n’avons rien à cacher, nous n’avons pas peur de débattre. Notre bureau national est en complète rupture avec cette vieille manie politique de contrôler les médias, choisir les occasions photo et lancer de la poudre aux yeux. Pouvons-nous en finir, une fois pour toutes, avec la politique mascara et les déguisements électoraux?

Madame Blais, ou le Paulin qui tire les ficelles, perpétuent un Québec dont personne ne veut. Changer pour faire pire? Je suis outrée. Depuis longtemps. Voilà.

Ce n’est pas à Paulin, François ou Marguerite de décider pour vous du futur du Québec. C’est à nous tous.

Lucie Mayer, Candidate de Québec solidaire Prévost