Geneviève Guilbault, au centre, et ses collègues de la Coalition avenir Québec lors de l’annonce de l’engagement du parti à déménager le Salon de jeux de Québec.

Notre volonté est ferme et sans appel

En réaction à la chronique de Gilbert Lavoie «Une très mauvaise idée!», parue le 17 mai

Je remercie Gilbert Lavoie pour son opinion sur notre proposition de déménager le Salon de jeux de Québec pour le sortir d’un secteur défavorisé de la ville.

Dommage toutefois qu’il ne se prononce pas sur cet enjeu important, si ce n’est que pour dire que notre proposition a ses mérites. Profiter de la manne d’argent neuf d’une clientèle touristique fortunée plutôt que de perpétuer la situation actuelle, maintes fois dénoncée par la Direction de santé publique, a plus que ses mérites : c’est une décision socialement et économiquement responsable.

Je tiens toutefois à rectifier quelques-uns des postulats de monsieur Lavoie. Tout d’abord, il faut savoir qu’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) mandatera Loto-Québec pour mener une étude d’opportunité visant à donner une nouvelle forme au Salon de jeux, potentiellement celle d’un casino. Actuellement, le Salon de jeux génère des revenus supérieurs aux casinos de Charlevoix et du Mont-Tremblant. Il serait donc faux de dire qu’il n’y a pas d’intérêt pour une offre de jeu directement à Québec. 

Il importe également de souligner qu’au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, on trouve des casinos de tailles diverses présentant des offres de divertissement et de restauration variées, dont nous pouvons nous inspirer. Par exemple, pourquoi ne pas profiter de cette nouvelle vitrine pour proposer aux chefs de la Capitale-Nationale de gérer les cuisines de façon à mettre en valeur nos bonnes tables et nos produits du terroir ? Pourquoi ne pas créer des associations avec d’autres expériences culturelles de la région pour les faire découvrir aux visiteurs ? 

Plusieurs questions légitimes soulevées par différents intervenants trouveront leur réponse dans les conclusions de l’étude que notre gouvernement commandera. Cependant, je vous confirme que notre volonté de déménager le Salon de jeux est ferme et sans appel. Sa localisation actuelle est une erreur historique qu’il faut corriger.

Suivant les recommandations de l’étude, la CAQ proposera un projet emballant, tant pour les citoyens, les gens d’affaires que les touristes de la grande région de Québec, qui pourront profiter d’une offre de divertissement renouvelée et bonifiée. Nous avons également l’intention de préserver le Casino de Charlevoix, qui répond adéquatement à une clientèle.

Québec a la chance d’accueillir des centaines de milliers de touristes annuellement, notamment par le biais des bateaux de croisières et par le Sud via la tête des ponts. Notre magnifique capitale est une destination incontournable en Amérique du Nord et les visiteurs sont de plus en plus nombreux chez nous. En 2017, la saison estivale a même surpassé l’année 2008, celle de notre 400e anniversaire, sur le plan de l’achalandage. 

Par le passé, plusieurs acteurs économiques se sont montrés favorables à un casino à Québec. La question de la pénurie de main-d’œuvre est pertinente, mais doit-on s’empêcher de développer des projets ici parce que le taux de chômage est bas? Pour la CAQ, la réponse est définitivement non. Plusieurs grands projets démarrent dans la région et nous avons confiance que si les Québécois nous accordent leur appui, nous saurons relever ces défis au lendemain des élections.

Geneviève Guilbault, Députée de Louis-Hébert, Coalition Avenir Québec