«Cet été, j’ai goûté à la sérénité que j’espérais naguère en lisant les chroniques de Madame Mylène Moisan; elle nous décrivait les Îles-de-la-Madeleine. Par exemple, la chronique de mercredi "Avoir le temps, le prendre" grâce à laquelle nous découvrons Jean-Guy Poirier et sa passion de fabricant de répliques de bateaux», écrit l'auteur André Drapeau.

Mylène Moisan, une semeuse de sérénité

POINT DE VUE / Quand j’étais étudiant au pensionnat, la tradition exigeait à chaque année que nous ayons une devise de classe. Une année, en méthode de troisième secondaire, nous avions choisi notre devise «Semeurs de joie». Je ne l’ai jamais oubliée.

Devenu adulte, j’ai voulu m’inspirer de cette devise qui est devenue «semeur de sérénité». La joie est plutôt ponctuelle alors que la sérénité est plus un état d’âme, une façon de vivre. Pas facile la sérénité avec un caractère qui m’empêchait, entre autres, d’accepter la médiocrité en plus d’une certaine impatience qui m’habitait en permanence.

Cet été, j’ai goûté à la sérénité que j’espérais naguère en lisant les chroniques de Madame Mylène Moisan; elle nous décrivait les Îles-de-la-Madeleine. Par exemple, la chronique de mercredi «Avoir le temps, le prendre» grâce à laquelle nous découvrons Jean-Guy Poirier et sa passion de fabricant de répliques de bateaux. 

Mme Moisan nous raconte les Îles, ses gens, ses paysages, les caprices de sa géographie... Elle voit avec les yeux du coeur. 

Il y a une trentaine d’années, je suis allé aux Îles, en touriste pressé et trop curieux de tout voir; je n’ai pas vu l’essentiel, le coeur des gens. Aujourd’hui je découvre... je découvre l’accueil, l’art d’être des Madelinots, leur sourire, leur coeur même et aussi la beauté des plages et des paysages. 

Je veux remercier cette belle dame, chroniqueuse de grand talent qui nous fait découvrir le beau côté du monde à travers ses chroniques passées et actuelles. Elle sait être ce rayon de soleil qui éclaire et réchauffe à la fois, une symphonie des mots, une semeuse de sérénité, cette sérénité qui nous permet de goûter un certain bonheur qu’elle sait nous partager très simplement. 

La lecture d’une chronique de Madame Moisan est comme un bouillon d’optimisme, de sérénité. Simplement merci pour ces mots qui chantent à nos oreilles et dans nos coeurs.