<em>Le dilemme d’Ulysse</em> d’Antoine Dumas
<em>Le dilemme d’Ulysse</em> d’Antoine Dumas

Mon ami, le peintre Antoine Dumas

Claude Cossette
Claude Cossette
Québec
POINT DE VUE / Antoine Dumas est décédé. Mon ami, le peintre Antoine Dumas, n’observera plus le monde de son œil aigu et ses tableaux qui sont des critiques journalistiques de la vie de Québec n’égaieront plus les cimaises des galeries de Québec, Montréal, Toronto ou New York. Il y a quelques jours encore, nous ergotions avec passion sur l’état du monde.

Sa peinture se distinguait des courants à la mode. Dumas a rarement défendu son œuvre par le verbe, car il considérant que ses tableaux exposent haut et clair ce qu’il veut dire sur les relations de travail, la vie culturelle, le sport organisé ou le champ économique, un peu comme Magritte qui déclarait qu’il était «un homme de réflexion qui communique ses idées par la peinture».

Après à peine 10 ans de carrière, le Musée du Québec lui ouvrait ses portes sous la forme d’une exposition remarquée. En 1980, une rétrospective de ses œuvres faisait l’objet d’une importante exposition itinérante en Ontario.

Concurremment, Dumas réalise des murales, des décors d’opéra, des couvertures de livres, des cartons de tapisserie, des cartes postales, des posters. Ses tableaux font partie de collections prestigieuses comme celles du Musée du Québec, de Rothmans Collection, de CIL, de SNC-Lavalin, d’Alcan, et d’autres.

De nombreux journaux et périodiques ont diffusé des articles élogieux sur son œuvre sans compter deux monographies biographiques qui lui ont été consacrées. Dumas a été admis à l’Académie royale des arts du Canada et son nom apparaît dans Le Larousse canadien des noms propres.

Malgré les honneurs, Dumas demeurait un homme affable et humble qui laisse dans le deuil des proches, dont trois filles, des petits enfants, quelques rares amis et une foule de disciples reconnaissants.