Pendant la campagne électorale, le chef conservateur Andrew Scheer, a réitéré à chacune de ses visites dans la région que le troisième lien serait une priorité pour sa formation.

Moins d’engouement pour le troisième lien?

Au cours de la récente campagne électorale fédérale, les candidats et candidates du Parti conservateur dans les dix circonscriptions de la région de Québec se sont distingués de ceux et celles des autres partis en appuyant sans réserve le projet d’un troisième lien routier à l’est entre Québec et Lévis.

D’ailleurs, leur chef, Andrew Scheer, a réitéré à chacune de ses visites dans la région que ce projet serait une priorité pour un éventuel gouvernement conservateur qui participerait financièrement à sa réalisation. Or, les conservateurs ont reçu l’appui d’à peine 35% des électeurs et électrices de la région le 21 octobre dernier, un recul comparativement au score de 41% obtenu aux élections de 2015.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le soit-disant engouement dans l’électorat pour ce projet improvisé sur lequel comptaient les conservateurs pour balayer la région est en train de s’estomper avec le temps. 

D’ailleurs, les réticences de la population à l’égard de ce projet risquent d’augmenter considérablement lorsque seront connus les coûts exorbitants de cette entreprise insensée. En effet, il faut rappeler que, loin de rendre plus fluide la circulation routière dans la région, un troisième lien à l’est contribuerait plutôt à rendre infernale une situation déjà très problématique aux heures de pointe sur les autoroutes de la rive nord, particulièrement sur l’autoroute Félix-Leclerc qui devrait accueillir la plupart des automobiles et des camions de toutes dimensions en provenance du troisième lien, sans avoir pour autant l’assurance d’une amélioration appréciable des choses à la tête des ponts sur la rive sud.