Moins de suicides chez les aînés, un objectif réalisable

En réaction au texte : «Le suicide chez les aînés, une réalité», publié le 5 janvier

Grâce à tout le travail intense et fructueux, souvent bénévole, le nombre de suicides a diminué dans toutes les catégories d’âge, sauf chez les aînés, spécialement chez les plus âgés. Vieillir longtemps et très longtemps même, mourir longtemps et très longtemps même, en est sûrement un facteur massif.

Contrairement à ce que des organismes de prévention laissent planer comme impact négatif, l’arrivée de l’aide médicale à mourir, comme soin possible en fin et à la fin de la vie, fera diminuer énormément le nombre de suicides chez les aînés. Un impact familial et sociétal majeur et des plus positifs. Le jugement unanime de la Cour suprême du 6 février 2015 apporte une bonne nouvelle : le droit à la vie n’impose plus l’obligation de vivre à tout prix, et l’aide médicale à mourir peut être possible. L’aide médicale à mourir est devenue une option.

Et lorsque le gouvernement fédéral, par sa loi C-14, cessera d’exclure les grands souffrants de la vie, ce nombre de suicides baissera grandement. Ce sont ces exclus de la loi qui poussent de ces souffrants à se tirer devant un train, à s’immoler par le feu, à… Cette exclusion est un acte sans-cœur, de quoi faire pleurer notre premier ministre Trudeau.

Du 4 au 10 février prochain aura lieu la Semaine nationale de prévention du suicide. Tous les organismes canadiens de prévention du suicide devraient s’unir et affirmer ceci : gouvernement du Canada, retirez de la loi C-14 sur l’aide médicale à mourir l’article portant sur le suicide médicalement assisté. Cet article permet «de prescrire ou de fournir une substance à une personne, à la demande de celle-ci, afin qu’elle se l’administre et cause ainsi sa mort».

Sur les 2000 à 3000 personnes canadiennes qui ont reçu l’aide médicale à mourir jusqu’à maintenant, à peine une dizaine seraient décédées avec ces substances prescrites. Le gouvernement doit enlever cet article, maintenant. Cela ne permet aucun contrôle et aucune évaluation; même plus, cela est des plus risqué, sur de nombreux plans.

Bonne et fructueuse semaine! Et grande reconnaissance aux milliers de bénévoles canadiens qui se dévouent à cette cause des plus nobles.

Yvon Bureau, Québec