La semaine dernière sont apparus sur le Pavillon Lassonde les mots suivants : Musée national des beaux arts du Québec.
La semaine dernière sont apparus sur le Pavillon Lassonde les mots suivants : Musée national des beaux arts du Québec.

MNBAQ: une signalisation tant espérée et un Musée bien nommé

Danielle April
Danielle April
Québec
POINT DE VUE / Lorsque le nouveau pavillon du Musée a été inauguré, j’attendais impatiemment que le nom du Musée apparaisse sur l’édifice, mais ce que j’y lisais était «Pavillon Lassonde». Pour toute information sur l’institution, nous n’avions qu’une simple petite stèle blanche perpendiculaire à la rue où on pouvait lire le nom du Musée; mais en réalité ce qui était vraiment visible était l’acronyme M N B A Q et nous devions aussi être très près de l’affichette pour pouvoir le lire.

Personnellement, je n’ai rien contre M. Lassonde; bien au contraire, il s’agit un grand collectionneur d’œuvres d’art et d’un très grand donateur et, grâce à lui, le Musée des plaines a pu s’agrandir et ajouter de magnifiques salles dans une architecture remarquable. Et surtout, le Musée a pu sortir de son enclave et se rapprocher physiquement de la Grande Allée et du public.

Cependant, la signalisation «Pavillon Lassonde» n’annonçait pas adéquatement l’institution muséale. Pour quiconque ne le sachant pas, et c’est le cas de tout touriste, un tel pavillon pouvait très bien être perçu comme étant un pavillon universitaire, un pavillon de centre hospitalier, un pavillon d’institut d’enseignement supérieur. Rien n’indiquait clairement que c’était un pavillon muséal.

La semaine dernière sont apparus sur le pavillon en question les mots suivants : Musée national des beaux arts du Québec. Ces lettres sont toutes simples, mais elles sont aussi très claires et élégantes. Depuis leur installation, nous savons, sans l’ombre d’un doute, que nous sommes devant un Musée.

Merci à M. Jean-Luc Murray, directeur de l’établissement, d’avoir eu une ouverture d’esprit et d’avoir écouté un certain nombre de personnes qui avaient demandé de remédier à ce qu’elles considéraient comme une grave lacune en termes de signalisation. Je sais que les enjeux étaient nombreux, très complexes et surtout extrêmement sensibles.

Merci à Mme Andrée Côté d’avoir eu la patience et la persévérance de mener à bien cette demande de quelques citoyens engagés et fiers de leurs institutions.