«Avec notre façon de faire, les femmes finissent par se rendre au micro et l’alternance fait en sorte qu’à la fin, la prise de parole est paritaire», indique Françoise David.

Micro pour les femmes et micro pour les hommes chez Québec solidaire

En réplique au chroniqueur Jean-Marc Salvet,

J’ai été surprise par votre questionnement sur les micros dans les assemblées de Québec solidaire. J’ai souvent expliqué que, malheureusement, sans ce micro-femmes, il se passe ceci : les hommes se précipitent sur les micros pendant que les femmes réfléchissent. «J’y vais ou non? Pour dire quoi? Est-ce important?»

Avec notre façon de faire, les femmes finissent par se rendre au micro et l’alternance fait en sorte qu’à la fin, la prise de parole est paritaire.

Sans les deux micros et l’alternance hommes-femmes, il y aurait presque toujours plus d’hommes que de femmes qui auraient le temps de s’exprimer pendant le temps prévu par la présidence d’assemblée. Croyez-moi, j’ai pu vérifier bien des fois, et pas seulement à QS, que les femmes — et même des jeunes femmes — sont encore aujourd’hui hésitantes à s’exprimer publiquement. Un jour peut-être, de telles mesures ne seront plus nécessaires. Je le souhaite vivement!

N.B. Le propos du chroniqueur politique Jean-Marc Salvet sur cette question figure dans la deuxième partie du texte que voici : M. Legault et les «valeurs canadiennes»