Le projet de loi 17 du gouvernement caquiste soulève un tollé.

Mes amis, les chauffeurs de taxi!

POINT DE VUE / N’ayant pas d’automobile, il fut un temps où je prenais le taxi plusieurs fois par semaine pour me déplacer.. Dans le cadre de mes activités, il m’arrivait même parfois de demander qu’on m’amène en taxi des colis qui arrivaient pour moi au terminus de Chicoutimi. Ça adonnait bien puisque la compagnie de taxi trouve pignon dans le même édifice du terminus, rue Racine.

Je dois dire que j’ai toujours apprécié le travail des chauffeurs de taxi. On avait presque développé une certaine complicité. Parfois, nous avions même des bribes de conversations assez enflammées sur des sujets chauds de l’actualité. Les chauffeurs de taxi étaient devenus des amis.

Il m’est arrivé de converser avec des chauffeurs à propos de leurs conditions de travail. Pour arriver à joindre les deux bouts, un chauffeur m’avait avoué, le trémolo dans la voix, qu’il devait travailler parfois 15 heures par jour. Un autre qu’il songeait sérieusement à abandonner le volant de son taxi afin de consacrer tout son temps à un retour aux études, question de quérir des compétences pour un métier plus payant que celui de chauffeur de taxi et surtout avec de meilleures conditions de travail.

Ce ne sont pas tous les chauffeurs de taxi qui s’apitoient sur leur sort. Certains y trouvent leur compte ou en font un revenu d’appoint.

Aujourd’hui, l’industrie du taxi est en crise. Le projet de loi 17 du gouvernement caquiste soulève un tollé et on est en mesure de constater de visu la colère des chauffeurs de taxi à la grandeur du Québec. On assiste au grand jour à la vraie nature de ces travailleurs qui en ont toujours plus ou moins arraché, qui en ont toujours plus ou moins eu ras le bol en fait. Leur colère ne date pas d’hier, de même que leur indignation.

En 2019, avec des joueurs tels qu’Uber, les chauffeurs de taxi du Québec semblent acculés au mur. Reste à savoir maintenant si le gouvernement Legault continuera à vouloir leur tirer dans le dos ou s’il mettra de l’eau dans son vin pour la peine.