Merci pour le 24 décembre 2019, Pierre et Christian

POINT DE VUE / Il y a deux semaines, j’ai écrit que j’avais choisi de bâtir sur du positif, à commencer par fêter le 24 décembre seul, ou presque, et en paix, et d’y faire des rencontres stimulantes, s’ajoutant à celles des douze derniers mois. Cette veille de Noël aura comblé mes attentes.

D’abord, halte au Mot de Tasse, pour une quiche. À la table voisine, Pierre, dont la toison grise trahit son âge, jase littérature avec la gérante. Je m’y implique spontanément. S’enchaînent des sujets philosophiques. Le libre choix de croire ou non en la religion, la médecine... je lui parle de mon diagnostic psychiatrique, la peur, la différence entre le bien et le mal, le matérialisme, etc. Bref, le jeu de l’évolution de la vie.

Fort intéressant et enrichissant, il me propose même de me prêter quelques-unes de ses lectures, lors d’un autre tantôt. J’opine d’enthousiasme et lui souhaite un joyeux Noël. J’en sors grandi et ravi.

Je vous ai également dit vouloir assister à la Messe de Minuit la plus proche de chez moi. Je me rends donc au Holy Trinity Cathedral du Vieux-Québec, pour y trouver l’énergie positive que j’ai évoquée dans ces pages, via la paix et le recueillement, non pas par dogme religieux, mais par simple spiritualité et sans préjugés; en plus d’y parfaire mes connaissances de la langue de Shakespeare, le tout se déroulant en anglais, et étant chanté, la plupart du temps.

À la fin, je serre la main du Révérend Christian Schreiner, à l’accent germanique. Je lui adresse un merci quasi trilingue, car je baragouine l’allemand, et l’entretien de mon article. À ses côtés, un garçon, peut-être son fils, me regarde les yeux brillants. «C’est donc vous ? s’écrie-t-il. Je vous ai lu, en effet!»

Sur cette belle note se clôt le réveillon. Merci, Pierre et Christian, d’avoir égayé mon 24 avec une simplicité et une spiritualité judicieusement dosées !