Médecins productifs

Que diriez-vous de la situation suivante? Une organisation (système de santé québécois) qui aurait le double de productivité d’une autre organisation (le système de santé des États-Unis) se fait dire que ses médecins et peut-être d’autres professionnels de la santé n’ont pas augmenté leur productivité au cours des dernières années. Alors que dans les faits, il s’est dépensé en santé publique et privée 11 400$ par personne aux États-Unis en 2015, soit le double du Québec où ce chiffre atteint 5660$.

Deux fois plus productif comparé aux USA qui, eux, ont des résultats franchement médiocres: taux d’obésité 30% (15% pour le Québec), l’espérance de vie en santé des Américains est une des pires de l’OCDE tandis que nous avons la meilleure au Canada qui, lui, se classe parmi les premiers de l’OCDE, 62% des faillites personnelles aux États-Unis sont dues à des factures de santé. Pire, «La crise des opiacés, qui, en 2017, a tué plus d’Américains de moins de 50 ans que les armes à feu ou les accidents de voiture.

La cause ne serait-elle pas que notre personnel québécois de la santé est au bout des efforts de productivité demandés depuis des années et que le mode de financement actuel (fonds consolidé de tous les programmes) qui croît autour de 2% par année, ne permet tout simplement pas de satisfaire des besoins qui eux croissent à un rythme de plus de 4%, soit le double!

Nous croyons que c’est pour cette raison que le système va «de crises en crises» comme le déplore M. Claude Castonguay. Nous vous reviendrons avec des propositions de solutions qui touchent, vous vous en doutez, le mode de financement...

Guy Lassonde
Nicole Janvier

Québec

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CES PAUVRES OURS POLAIRES

L’ours polaire est un des plus beaux animaux de notre partie de la Terre. Les changements climatiques le font mourir de faim et il est en voie d’extinction. L’an dernier, un de ces ours s’est retrouvé sur une banquise dérivant au large de Sept-Îles. Il a sauté à la mer et nagé jusqu’à la forêt. Les experts l’ignorèrent et nous informèrent qu’il allait mourir de faim... Pourquoi ne pas l’avoir rescapé et envoyé dans un zoo qui l’aurait nourri et permis de vivre?

Cette semaine au nord du Québec, une enseignante s’est retrouvée face à face avec un ours polaire non agressif qui lui a tourné le dos selon son témoignage à la radio. Plutôt que de le nourrir et de le repousser, les chasseurs du village l’ont abattu. Dans la dernière année, Dame Nature nous a envoyé deux de ses plus beaux spécimens et nous n’avons pu faire mieux que de mettre un terme à leur vie. Absolument choquant et regrettable! Comme société, c’est pas fort.

Daniel Dubuc
Lévis