Martine Ouellet

Martine Ouellet et son droit de parole !

POINT DE VUE / Dans une société telle que le nôtre où la notion de libre expression est encore possible, fort heureusement, il semble que certaines personnes semblent ne pouvoir en user à leur guise. J’entends par cela que certaines personnalités publiques qui s’expriment librement, tel que Martine Ouellet, ancienne chef du Bloc Québécois, tombent rapidement sous le radar de la bien-pensance et de ceux qui les démonisent à qui mieux mieux dans les réseaux sociaux ou le sous-couvercle de chroniques incendiaires dans certains médias. Dans le cas de Martine Ouellet, on ne gêne pas pour la remettre à sa place en lui laissant entendre qu’elle serait mieux de se taire.

Qu’on soit ou non d’accord avec sa prise de position en faveur de l’indépendance du Québec, cette femme de caractère, d’idées et de convictions a le droit de s’exprimer. Elle a le droit légitime de nous dire en plein visage que le nouveau chef élu du Bloc Québécois a complètement évacué la promotion de l’indépendance du Québec lors de la dernière campagne électorale. Elle a le droit de dire qu’ Yves-François Blanchet a fait fausse route.

Pour ma part, je suis satisfait de la performance de Blanchet lors de la dernière campagne électorale. Je suis heureux du retour en force du Bloc à Ottawa. Ce dernier défendra les intérêts du Québec avec aplomb, j’en suis persuadé. Là n’est pas la question.

Martine Ouellet a été mise sur le bûcher, a été reniée et évacuée de son parti. Cette femme brillante est une fervente indépendantiste, elle fait partie de la ligne dure des nationalistes du Québec. Plusieurs arguent que l’article premier du Parti Québécois doit être mis sur la glace pour le moment. Fort bien! Mais ceux et celles qui ont à coeur l’idée du Pays — l’idée de l’indépendance — ont le droit d’espérer un jour que leur rêve se réalise.

Martine Ouellet a le droit de nous faire partager ses idées dans notre espace médiatique. Ses prises de paroles sont parfois tranchantes — très incisives — certes !

Si un jour l’indépendance du Québec se réalise, on aura que de bons mots à son égard. On se souviendra de sa fougue, de son combat et de son grand amour du Québec.