«Madame McCann, ministre de la Santé, a un personnel médical sous la main prêt à pallier à la pénurie. Elle doit faire preuve d’imagination, modifier certaines lois ou règlements et règles corporatives s’il y a lieu. En bref, s’inspirer de son collègue Boulet», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Main-d’œuvre: si McCann imitait Boulet

POINT DE VUE / Avec la pénurie de main-d’œuvre qui affecte le Québec, on apprend que le ministère du Travail part en campagne pour maintenir en poste les travailleurs de 60 ans et plus.

Le ministre Jean Boulet a en effet déclaré : «J’en appelle aujourd’hui aux travailleurs expérimentés pour qu’ils envisagent une prolongation de carrière ou simplement un retour en emploi». Cela serait-il possible en médecine?

À l’heure où le Québec aurait besoin de 400 à 800 omnipraticiens de plus, de spécialistes en psychiatrie, en dermatologie, en anesthésie entre autres, on pousse encore des médecins expérimentés à la retraite forcée pour libérer des postes pour de jeunes diplômés afin de respecter les plans d’effectifs médicaux (PREM). Aucune entreprise n’y survivrait!

D’autres prennent une retraite prématurée, ne pouvant plus supporter une charge de travail trop lourde dans un contexte où les conditions de travail sont souvent imposées. Le cœur n’y est plus.

Plusieurs de ces médecins pourraient rester actifs si l’on faisait simplement preuve de plus de souplesse. Le ministre Boulet insiste : «il faut que les employeurs s’adaptent».

Madame McCann, ministre de la Santé, a un personnel médical sous la main prêt à pallier à la pénurie. Elle doit faire preuve d’imagination, modifier certaines lois ou règlements et règles corporatives s’il y a lieu. En bref, s’inspirer de son collègue Boulet.