De toute évidence, présentement, les chasseurs sont mal conseillés et vont dans l’autre direction, en partie sur la base d’arguments avancés par l’Association canadienne des armes à feu.

Loi sur l’immatriculation des armes à feu

POINT DE VUE / Mercredi le 1er mai, la Cour d’appel du Québec confirmait la validité de la Loi sur l’immatriculation des armes à feu, et ce, à la suite de la tentative de l’Association canadienne pour les armes à feu de la faire invalider. Ainsi, les chasseurs qui attendaient cette décision pour, peut-être, enregistrer leurs armes devront réfléchir au choix qui s’offre à eux : procéder à l’enregistrement et respecter la loi ou s’abstenir et, outre le fait de se retrouver en infraction, faire fi de la position de la majorité des Québécois dans ce dossier.

Comme dans plusieurs endroits dans le monde, une partie de la population au Québec, qui me semble pour l’instant minoritaire, est contre la pratique de cette activité. Il est donc dans l’intérêt des chasseurs et de leurs représentants de favoriser le rapprochement et la communication avec l’ensemble des Québécois, afin de pouvoir expliquer la légitimité de leur activité. Le fait de boycotter le registre, c’est faire tout le contraire et se mettre à dos une bonne part de la population. Pourtant, il y a ici une opportunité pour les chasseurs d’ouvrir le dialogue et de montrer qu’ils sont à l’écoute de la société dans laquelle ils vivent.

De toute évidence, présentement, les chasseurs sont mal conseillés et vont dans l’autre direction, en partie sur la base d’arguments avancés par l’Association canadienne des armes à feu. Ils se laissent convaincre de prendre une position très «ouest-canadienne», pour ne pas dire américaine, dans ce dossier. Ainsi, même si eux n’y voient pas d’avantages du point de vue de la sécurité (et si ça sauvait quelques vies?), les chasseurs devraient immatriculer leurs armes et ainsi se faire apprécier de leurs concitoyens. Ce serait alors tellement plus facile d’échanger, de faire comprendre leur activité.