Le mot «Amérindiens» a été retiré des manuels d'histoire de 3e et 4e secondaire du Québec.

Livres d’histoire: des changements très attendus

En réaction à l’article «Le prix du consensus» du journaliste Baptiste Ricard-Châtelain paru le 17 septembre

Merci de nous faire connaître cette excellente nouvelle. La bonification du contenu des livres d’histoire, portant sur les peuples autochtones, était très attendue, non seulement par beaucoup de gens intervenant en éducation, mais aussi par les Autochtones eux-mêmes.

Il est toutefois très dommage que votre article s’attarde principalement sur les coûts de l’opération. Ceux-ci auraient pu être nommés sans en faire le centre de votre article qui attisera évidemment ainsi les foudres de certains contribuables à l’endroit des Autochtones. Ceux-ci sont déjà assez persécutés par les préjugés comme ça dans notre société.

Les gens qui ont accepté ces changements et les ont mis en œuvre ont été à l’écoute de revendications qui peuvent avoir des impacts positifs sur l’avenir du vivre ensemble, mais aussi sur la connaissance d’une histoire racontée aussi du point de vue des autochtones et pas seulement des colonisateurs, des Blancs. Il est important de questionner l’influence sur notre identité de la façon dont sont racontés l’histoire et le présent et avec quels mots.

Cette année, les Journées québécoises de la solidarité internationale s’attardent sur le rôle et l’influence du système d’éducation sur notre compréhension des enjeux mondiaux et sur nos rapports aux autres peuples et cultures. La terminologie a une influence réelle importante sur nos rapports aux autres et notre compréhension du monde et, comme le dit votre article, ce n’est pas seulement la terminologie qui a été modifiée même si on n’en apprend pas plus en lisant votre texte. 

Il aurait été vraiment intéressant de questionner davantage les pourquoi de cette décision au lieu de laisser sous-entendre qu’il ne s’agirait que d’une question de rectitude politique consensuelle coûtant des millions $. De quoi enflammer vos lecteurs...

Sarah Charland-Faucher, Coordonnatrice au Carrefour international bas-laurentien pour l’engagement social (CIBLES)