L’impact des moteurs sur le lac Sept-Îles

Je suis né en 1962, la même année où mon père a acheté son terrain au lac Sept-Îles à Saint-Raymond. Au fil du temps les choses ont changé. «On n’arrête pas le progrès», dit-on. Mais aujourd’hui, on doit dénoncer l’impact des embarcations motorisées sur la flore et la faune aquatique.

Je pêche ce lac et le lac voisin, Lac au chien, depuis que j’ai 5 ans. Je n’ai pas besoin d’études à 100 000 $ pour percevoir l’impact des activités nautiques et particulièrement les activités de «wake» pour comprendre l’effet dévastateur qu’elles ont sur la population aquatique. Après des fins de semaine actives, on ramasse les poissons morts par dizaines. Les goélands ne suffisent plus à tout avaler. Plus un poisson ne mord pendant des jours, voire des semaines. 

Sous prétexte de juridiction fédérale des plans d’eau et des embarcations, on permet la destruction; la détresse environnementale d’un lac... pendant qu’à terre, les propriétaires riverains sont soumis à des normes, à des aménagements visant la protection des rives et l’équilibre de l’écosystème du lac. Aux yeux de tous sans que personne ne semble s’inquiéter.

Benoît Papillon, Saint-Raymond