«Vous avez choisi un emploi qui s’exerce au sein d’une grande institution de l’État. Un de vos devoirs serait minimalement d’en respecter les règles», écrit une retraitée de l’État à Catherine Dorion.

Lettre à Catherine Dorion: les bonnes manières en situation professionnelle

Lettre à Catherine Dorion

Lorsque j’étais jeune professionnelle, il fallait faire de grands efforts pour impressionner les futurs employeurs. Un des atouts pour faire une bonne première impression était de se présenter propre et bien vêtu. Aujourd’hui, alors que les emplois sont beaucoup plus nombreux, on peut encore lire sur le site de l’Université Laval des recommandations concernant le fait de «bien comprendre le code vestimentaire en lien avec les événements et les activités auxquelles vous participez afin d’adopter un style approprié».

Dans la plupart des emplois, que ce soit pour le côté pratique ou pour l’image, il existe un «code vestimentaire» tacite ou explicite.

Quelques exemples pour illustrer le propos : imaginez qu’une personne se présente à l’urgence d’un hôpital. Elle est reçue par la personne du triage habillée d’un jeans et d’un t-shirt avec une tête de mort...

Vous allez manger dans un grand restaurant et le serveur vous présente le menu habillé d’un pantalon de jogging et en espadrilles.

Vous allez à la banque pour négocier une hypothèque et la conseillère est en short effiloché, camisole et gougounes.

On dit que l’habit ne fait pas le moine, mais...

Vous avez choisi un emploi qui s’exerce au sein d’une grande institution de l’État. Un de vos devoirs serait minimalement d’en respecter les règles. Si ce décorum vous irrite, libre à vous de changer d’emploi. McDo, Canac et Walmart recherchent des employés. Oups, mais c’est vrai, là, vous serez obligée de porter les couleurs de l’entreprise.