Les politiciennes et le droit à l’avortement

Je suis si fière des femmes qui s’impliquent dans la sphère politique, car là elle peut améliorer nos conditions de vie et celles de la société en général. Je suis horripilée d’apprendre que certaines politiciennes telles que Mme Elizabeth May, chef du Parti vert, n’empêcheraient pas la réouverture du débat sur l’avortement. Ces politiciennes ont-elles oublié les combats de nos grands-mères et de nos mères pour le droit d’être considérée comme des personnes, le droit de vote, l’équité salariale, le droit d’être maître de son corps à part entière? Que penseraient les Thérèse Casgrain, Lise Payette et Simone Monet Chartrand, qui se sont battues pour ces acquis? Et «acquis» est un bien grand mot… Je vais voter pour le parti qui n’ira pas à l’encontre de ce droit qui est acquis pour plus de 50 % de l’électorat. Mon corps m’appartient, un point c’est tout!

Maryline Nadeau, Laval

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Une Québécoise à Toronto

«What is Québec’s problem? Why are you guys so racists? What do you care what she wears on her head?» J’ai grandi sur la rive sud de Montréal, mais j’habite actuellement Toronto pour mes études doctorales. Depuis l’élection de la CAQ et le début des débats sur la loi 21, on me pose ces questions quotidiennement. Et je ne sais pas quoi leur répondre. Car je ne partage pas ce choix. Certains diront que ces questions que l’on me pose ne sont qu’une forme de Québec bashing. Ce n’est pas faux, mais la différence c’est que cette fois-ci, les Anglos ont raison! Avec l’historique du Québec, je comprends le désir de garantir la laïcité de l’État. Or, la laïcité ne devrait pas aller à l’encontre de la liberté de religion. Nous devrions célébrer la diversité, pas la supprimer. Nous devrions encourager les femmes à travailler, pas leur mettre des bâtons dans les roues. Nous devrions être en mesure de voir au-delà d’un hijab et d’apprécier les compétences d’une enseignante. Le Québec devrait être une terre d’accueil tolérante. Le Québec a la chance de se reprendre. Je refuse de croire que la loi 21 représente le Québec. Le 21 octobre, montrons-leur nos valeurs progressistes et notre ouverture!

Caroline Mallette, Toronto