Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge
Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge

Les municipalités, ces «vierges offensées»

POINT DE VUE / Sans porter de jugements, pour le moment, sur l’empressement de la CAQ et de nombreuses incongruités de la Loi 40, je veux dénoncer la réaction des maires à la reprise de conscience de leur responsabilité de garantir des espaces convenables pour le réseau scolaire dans leur municipalité respective.

En plus de favoriser le développement urbain et rural, les municipalités intègreraient les taxes foncières scolaires, utiliseraient davantage les gymnases et les bibliothèques scolaires dont les citoyens auraient accès dans leur quartier!

C’est de ne pas avoir consenti à l’avance d’officialiser cette responsabilité que les maires s’offusquent! Parce qu’en réalité, c’est à leur avantage, à l’avantage de leur service d’urbanisme, de déterminer à l’avance des zones où devraient se construire des écoles, même avant les parcs municipaux!

Il était déjà prévu dans la Loi de l’Instruction publique que les municipalités avaient cette obligation. Le ministre Roberge leur a rappelé dès janvier 2020 que cette responsabilité leur serait de nouveau dévolue avec l’adoption de la Loi 40.

En réalité, la Loi 40 aurait dû transférer tous les actifs immobiliers que détiennent les Commissions scolaires, en construire de nouvelles, les entretenir et les «louer» aux instances scolaires dans chaque milieu, plutôt que juste les obliger à fournir les terrains. Les C.S. n’ont jamais eu l’expertise pour gérer leur parc immobilier. Et encore moins les Centres de services (nouvelles créatures de la Loi 40 pour remplacer les C.S.).