Les gens veulent un métro

Pas besoin de ramener Clotaire Rapaille en ville pour sonder l’inconscient des Québécois : après des générations à geler à attendre l’autobus, les Québécois veulent un métro.

Un métro, c’est chaud, rapide et efficace. Comme on l’a compris à Montréal, Toronto, Chicago, Boston, Stockholm, Moscou et Saint-Pétersbourg depuis fort longtemps.

Les p’tits chars à Labeaume, même rafistolés à la mode du 21e siècle, sont tout sauf ça. Bruyants, ils vont faire trembler les édifices, rester pris dans la neige et les côtes et bloquer la circulation sur René-Lévesque et la 1re Avenue. L’enfer pour des générations à venir. À maudire Régis Labeaume.

Avec le magot de 3,3 milliards $ qu’il y a sur la table, on a assez d’argent pour construire 15 km de métro à 200 millions $ le kilomètre. De quoi faire l’Université Laval, Place d’Youville, la bibliothèque Gabrielle-Roy, la 1re Avenue jusqu’à Charlesbourg, avec un embranchement à la 18e vers Beauport.

Avec le 300 millions $ restants, on pourrait acheter tous les bus électriques dont rêvent nos verts...

Jacques Noël, Québec