Les «mesures de confinement ont aussi été l’occasion d’infantiliser les personnes âgées et de les contrôler», écrit Louise Saintonge.
Les «mesures de confinement ont aussi été l’occasion d’infantiliser les personnes âgées et de les contrôler», écrit Louise Saintonge.

Les dérives du confinement par la santé publique et l’État

POINT DE VUE / Plusieurs mesures de confinement imposées par l’État ont été levées ces dernières semaines, tant dans les CHSLD que dans les RPA à la suite d’une amélioration de la situation. Ces mesures de confinement ont aussi été l’occasion d’infantiliser les personnes âgées et de les contrôler. Heureusement, dans la plupart des cas, ces mesures ont été levées.

Malheureusement, l’occasion est belle pour des propriétaires d’immeubles de location d’imposer des diminutions et des coupures de services à leurs locataires en utilisant la Santé publique comme caution… Ainsi, les administrateurs de notre immeuble locatif situé sur Grande Allée nous informaient récemment que: «Nous ne prévoyons pas rouvrir les installations intérieures, telles que les piscines intérieures, les salles de sport et les salles de fêtes, entre autres. […] Nous continuons à nous concentrer sur la santé et la sécurité de nos locataires, nous n’avons pas la capacité d’appliquer une surveillance stricte de nos espaces intérieurs pour assurer le respect des restrictions de sécurité ni de les assainir aux niveaux requis.»

On nous avise de plus que lors de la réouverture, les invités ne seront pas autorisés. Ces directives dépassent tout ce que la santé publique exige des immeubles à logements et semblent être appliquées uniquement par souci d’économie… Nulle part, ils ne font mention que le prix des loyers sera diminué en vertu des coupes de service, au contraire, on parle même d’une augmentation des loyers de 4 % . Est-ce normal, qu’en 2020, relevant à peine d’une pandémie et de mesures contraignantes imposées par l’État, un propriétaire de multiples habitations en profite pour faire des économies sur le dos de ses locataires pour la plupart âgés. Ça ressemble de plus en plus à la triste mentalité du «faisons peur pour asseoir notre pouvoir et imposer nos règles».

Encore une fois, les locataires sont laissées à eux-mêmes et à la cupidité des propriétaires d’immeubles locatifs!