Les choses ont-elles vraiment changé?

Quiconque déambule en Normandie dans les cimetières militaires de la Seconde Guerre mondiale ne peut être qu’ému. Tant de jeunes soldats de toute nationalité morts dans cette guerre totale. «Jamais plus la guerre», affirmait le pape Paul VI en 1965, devant les Nations Unies. Mais les guerres ont continué et continuent toujours. Inutile de toutes les nommer, pensons seulement au Vietnam, au génocide du Rwanda, à l’Irak et à la Syrie.

Quand toute cette barbarie cessera-t-elle? Quand les hommes et les femmes comprendront-ils vraiment qu’ils sont frères et sœurs en humanité et agiront en conséquence. Certes, il ne faut pas désespérer, mais il faut bien reconnaître que l’actualité n’est pas rose. Mais je ne crois pas qu’elle ait été un jour rose. La violence est bien là, depuis fort longtemps… Il est de plus important d’appuyer fortement les institutions internationales, notamment l’ONU. Celles-ci peuvent assurer un certain dialogue, une certaine solidarité, voire une certaine paix. Ce ne sont pas des «machins» inutiles, comme le disait de Gaulle… et aujourd’hui un certain Trump!

Michel Lebel, Entrelacs