Les chiffres du tramway

POINT DE VUE / Voici quelques données tirées des documents qui portent sur le projet de tramway de l’administration Labeaume. De quoi faire réfléchir les citoyens de Québec

- une dalle de béton de 15 cm qui va interdire les virages à gauche à 158 intersections

- suppression de 1241 places de stationnement, dont 420 sur René Lévesque

- 358 expropriations

- taux de saturation du trafic de 244 % à la jonction Holland-Saint-Sacrement

- axe de la Couronne à revoir, possibilité d’interdire le camionnage au centre-ville

- augmentation moyenne d’achalandage de 65 % sur 16 rues «collectrices» à la grandeur du tracé

- difficulté de sortir de certains quartiers, ce qui devrait irriter certains citoyens, écrit-on.

- abattage de 23 % des arbres dans le quartier Montcalm, 34 % dans le boisé de l’université Laval (transcriptions du comité plénier) remplacés par des arbres plus petits

- nécessité de revoir le schéma de couverture dans le cas des pompiers et des ambulanciers

- construction d’un nouveau pont sur la 1re avenue et sur Mendel et on doit refaire plusieurs viaducs (on ignore qui prend la facture)

- durant la construction : refaire les égouts, l’aqueduc, les réseaux Bell, Vidéotron, Énergir, Hydro-Québec sur 23 km

- 40 000 voyages de camion pour creuser le tunnel de la colline parlementaire

- durée de vie de 25 à 30 ans pour le tramway, 75 ans et plus pour le métro

- à l’entrée de l’université Laval, passé Myrand, le tramway et l’automobile devront se partager la voie sur 460 mètres avec priorité au tramway...

Je maintiens donc que ce projet de surface de 3,3 milliards$ va paralyser la ville et la couper en deux pour des gains minimes en transfert modal. On ignore toujours par contre quels seront les coûts d’opération que devra assumer la Ville, combien on déboursera pour le déneigement, ce que prévoit le plan d’affaires soumis au gouvernement. Je crois comprendre que je fais partie, avec bien d’autres citoyens préoccupés par la qualité de vie à Québec, des incultes qui n’ont rien compris et qui refusent la modernité. Je préfère cette attitude au jovialisme béat.