Les bons dictateurs

Avec la démission volontaire du gouvernement de la Russie, Vladimir Poutine a montré au reste du monde comment devrait fonctionner un gouvernement. Ok je blague, mais à peine.

Officiellement, le régime politique aux commandes du pays est élu démocratiquement. C’est donc le peuple qui le choisit. Et à l’évidence, le peuple préfère un «bon dictateur» et son théâtre de marionnettes à un pays ingouvernable où le chaos serait aux commandes.

Pendant ce temps, plus près de nous et au sud de nos frontières, le théâtre est différent, mais tout aussi divertissant. On ne parle pas d’un dictateur tout-puissant, mais on fait tout pour laisser croire au président qu’il l’est vraiment et qu’il peut tout se permettre. Et les marionnettes ont tout simplement le droit de vote que leur attribue leur club social, républicain ou démocrate.

À la réflexion, serait-ce une évolution ultime de la démocratie qu’un peuple choisisse par un processus électoral celui qu’il considère comme le meilleur candidat à la dictature ? Ce serait tellement plus simple, n’est-ce pas ?

André Verville
Lévis