L’énigme de la chute Montmorency

Je ne comprends pas la logique cachée derrière la nouvelle tarification d’accès au Parc de la chute Montmorency, prévue pour septembre prochain. On dit qu’on vise à diminuer l’engorgement des voitures qui se stationneraient dans les rues adjacentes, mais on diminue le tarif de stationnement à 4 $. Donc, forcément, selon la loi de l’offre de la demande, ça va faire davantage d’automobiles.

Et puis, l’engorgement, ce n’est pas aux alentours mais bien à l’entrée du parc. Par ailleurs, si le but visé est de standardiser la politique des prix dans les différents parcs de la Sépaq, je n’en vois pas l’utilité et je doute que les touristes venus nous visiter sachent seulement ce qu’est la Sépaq.

Enfin, une hausse du tarif par tête pour les touristes de 17 ans et plus, à 8 $, ne peut que favoriser les plus fortunés d’entre eux, aux dépens des jeunes voyageurs et de ceux qui prennent l’autobus pour se rendre à la chute Montmorency. 

Oui pour la gratuité aux résidents de la grande région de Québec, mais le reste du raisonnement ne tient pas la route.

Et je souhaite qu’en dehors des heures d’ouverture l’accès au parc demeure libre pour les marcheurs, les cyclistes et les joggeurs, mais avons-nous seulement une garantie formelle que des clôtures ne l’empêcheront pas?

Paul Pelletier, Québec