L’empreinte de la violence et du suicide

Un policier marqué par le drame Guy Turcotte met fin à ses jours. Il semble y avoir des limites à encaisser la démesure humaine dont les effets bouleversent en profondeur ceux qui ont la tâche d’être, en quelque sorte, sur la ligne de feu.

Un contact dommageable pour l’équilibre humain devant composer avec toutes les gammes de la monstruosité qui dépassent la description en mots. Un vertige dont on peut difficilement effacer l’impact. C’est la saisie du non-sens. La prise de conscience de cette noirceur primitive qui habite la nature humaine dont l’émergence efface toute trace d’équilibre. Être témoin de l’horreur à répétition engendre des grands dérangements destructeurs aux conséquences tragiques. Le savoir aborder en théorie des situations hors de la normalité demeure un apprentissage fragile, peut-on dire. L’option d’être plus capable d’en prendre est le reflet de ce besoin de fuir définitivement ce contact avec les grandes bêtises humaines empreintes de cruauté débridée. Ce n’est plus une question d’être fort ou faible, c’est atteindre sa limite et basculer. Notre limite, peut-on la mesurer?

Douglas Beauchamp, Québec