L’éducation passe par l’aquarium aussi

J’ai eu la chance d’aller en Afrique et de voir des éléphants. Quelle ne fut ma surprise d’apprendre qu’un «très» haut pourcentage d’Africains n’ont jamais vu un éléphant, une girafe ou un hippopotame.

J’ai eu la chance d’aller en Alaska et de voir des ours, des phoques et  des baleines. Quelle ne fut ma surprise d’apprendre par constats et conférences que l’écosystème est menaçant pour ces animaux. Mais force est d’admettre que je suis privilégiée d’avoir vu de mes yeux.

L’urgence de sensibiliser engendre l’urgence de présenter aux jeunes un échantillon des beautés et richesses menacées; telle est la vocation éducative d’un aquarium, d’un zoo, d’un planétarium. Alerter exige malheureusement des spécimens en captivité que l’enfant peut voir, car, pour l’enfant, ce qu’il ne voit pas n’existe pas. Un enfant permettra de multiplier les ambassadeurs de la cause en commençant par ses parents.

Doit-on dénoncer que les livres qui présentent les animaux, les mammifères marins, les espèces menacées sont à condamner puisqu’ils utilisent de l’encre et du papier, que ce dernier vient de l’arbre et que les forêts doivent être protégées? «L’éducation», dans toute son urgence, exige des choix et même des sacrifices.

Ce qu’il faut retenir de cette visite, ce sont les «précautions» que l’aquarium prend pour respecter les espèces en captivité, car on souhaite les présenter aux ambassadeurs juvéniles, leurs parents et leurs grands-parents, et ce, selon des règles strictes imposées par l’Association des zoos et aquariums du Canada (AZAC) pour la sauvegarde de la faune.