«Un stationnement coûte très cher à construire, à entretenir et sans oublier les taxes municipales. Douze ou vingt-quatre dollars par jour, c’est bien peu cher payé pour les services médicaux que l’on reçoit, car une partie des frais servent à financer le premier poste budgétaire du gouvernement du Québec», écrit l'auteur de cette lettre d'opinion.

Le prix du stationnement dans les hôpitaux, presque une aubaine

En réaction à l’article «Des frais de stationnement exorbitants» d’Élisabeth Fleury paru le 4 septembre

Il y a 40 ans, lors de mon premier voyage en Floride, un des gardiens de sécurité de l’édifice où nous logions nous avait raconté son histoire pathétique. Retraité, il devait occuper ce poste parce qu’il avait subi un pontage coronarien. L’opération et les 12 jours d’hospitalisation avaient produit un compte de 20 000 $US ou 98 000 $CAN en dollars d’aujourd’hui. Sans assurance, il avait dû vendre sa maison pour payer les frais de la médecine américaine qui est dictée par la loi du profit à partir des universités privées jusqu’aux compagnies d’assurance, en passant par les pharmaceutiques et bien entendu les hôpitaux.

Ici, on ose se plaindre pour des frais de stationnement qui sont élevés, mais pas exorbitants. L’hôtel où nous sommes restés au mois de mai dernier exigeait 25 $ par jour pour garer la voiture. Et nous étions hors saison. Habituellement, c’est 35 $. 

Personne au Québec ne va déclarer faillite à cause des frais d’hospitalisation. C’est la première cause de faillites personnelles aux États-Unis.

Un stationnement coûte très cher à construire, à entretenir et sans oublier les taxes municipales. Douze ou vingt-quatre dollars par jour, c’est bien peu cher payé pour les services médicaux que l’on reçoit, car une partie des frais servent à financer le premier poste budgétaire du gouvernement du Québec. Il y en a qui ont oublié que la santé occupe la moitié des dépenses de la province.

Et il n’y a pas seulement les stationnements des hôpitaux qui semblent déranger. On ne veut pas payer pour l’usage des ponts. On préfère donner un 20 $ à Nez Rouge quand ce n’est pas moins, plutôt que revenir en taxi ou se payer une chambre d’hôtel. Pourtant, une accusation de conduite avec facultés affaiblies génère des frais de plusieurs milliers de dollars.