Véronique Lalande, requérante de l’action collective contre le Port de Québec et la Compagnie Arrimage Québec

Le Port de Québec est-il vraiment de bonne foi?

POINT DE VUE / Je suis une citoyenne ordinaire qui a suivi de loin le dossier des poussières rouges provenant du Port de Québec.

Un premier recours collectif sur le sujet d’un incident survenu en 2012 a été mis sur pied par deux citoyens engagés, Véronique Lalande et Louis Duchesne, militant au sein du groupe citoyen Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec. Ce recours collectif a été gagné par les citoyens des quartiers environnants du Port qui ont droit à une compensation financière.

Un second recours collectif a été entrepris pour toutes les autres émissions de poussière de toutes natures, un problème récurrent qui affecte les quartiers environnants du Port. Les audiences sur le sujet ont commencé en septembre.

Dans l’article paru dans Le Soleil du 16 septembre, intitulé «Poussières dans Limoilou : Arrimage Québec et le Port de Québec pointent le transport routier», si on prend en considération le point de vue du Port et d’Arrimage Québec expliqué dans cet article, peut-on en déduire que le Port et Arrimage Québec estiment qu’ils n’ont pas de responsabilité à l’égard des problèmes environnementaux vécus dans Limoilou? Ce qui paraît pour le moins contradictoire par rapport au résultat du premier recours collectif.

De plus, cette position semble pour le moins étrange quand on pense au projet d’agrandissement du Port qui, d’après ce qu’il a été possible de lire dans les médias, devrait amener un accroissement très important du transport routier. D’où la question posée : le Port et Arrimage Québec sont-ils de bonne foi dans leurs relations avec la société civile, sont-ils vraiment de bonne foi, tant pour le recours collectif que pour le projet d’agrandissement? J’éprouve une grande difficulté à le penser.