Le plaisir de lire le journal

Avant d’être presque un devoir de citoyen, en particulier dans une démocratie, lire le journal est d’abord un plaisir qui se vit au quotidien. Comme beaucoup d’abonnés — je le suis au Soleil et au Devoir — j’ai appris, ou plutôt j’ai pris conscience récemment, que bon nombre de mes amis et connaissances ne payaient pas pour se tenir informés de l’actualité. Je ne crois pas être le seul à avoir ressenti en cela une sorte d’injustice : pourquoi paierais-je alors que d’autres ne déboursent rien en naviguant sur leur tablette ou leur ordinateur? Ils savent que l’information a un coût mais s’arrangent pour ne rien payer. Pourquoi ne ferais-je pas comme eux? Après réflexion, je me suis dit que le prix à payer pour recevoir mes journaux chaque matin n’était pas si élevé (un dollar ou deux par jour), non seulement pour supporter le travail des journalistes, mais aussi et surtout pour le plaisir que cela me procure en bout de ligne. Mais si le gouvernement veut encourager les personnes qui soutiennent les journaux, je soumets la suggestion que leur abonnement annuel soit déductible d’impôt.

Georges Jodoin

Québec

+

WO! LES MOTEURS!

C’est à n’en pas douter, les récentes attaques sur les installations pétrolières en Arabie Saoudite ont fait trembler avec célérité le marché mondial du pétrole. Un choc dans les marchés! Avouons que les fluctuations déstabilisantes dans ce marché sont nombreuses et fragiles, parfois elles sont dictées d’avance par le calendrier. De ce côté-ci de l’Amérique, on nous a toujours dit que nous étions approvisionnés par le pétrole Brent (Broom, Ranch, Etive, Ness et Tarbert) de la mer du Nord ainsi que du WTI (West Texas Intermediate) des gisements dans le golf du Mexique. Or, il faut comprendre également que l’Arabie Saoudite, de son côté, possède d’immenses réserves. Notons que les gisements Brent et WTI, pour leur part, n’ont pas été bombardés. Alors, comment expliquer qu’une raffinerie en Arabie Saoudite influence directement et impertinemment le prix du litre d’essence à la pompe ici? Voilà un modèle d’affaires aux odeurs dubitatives!

Michel Beaumont

Québec