Pour l'auteur de cette lettre d'opinion, c’est fini les midibus!

Le midibus, dangereux pour les passagers

En réaction au texte «Le midibus autant au garage que sur la route», paru le 17 novembre

Après la lecture de l’article de Jean-François Néron, j’aimerais signaler au moins deux autres problèmes : la gestion du RTC et un défaut ergonomique pour les passagers. Je suis monté deux fois dans un midibus sur le circuit 11 au coin de Laurier et Robert-Bourassa en direction ouest vers 18h45 le mardi soir. À chaque fois, l’autobus de 24 places assises était bondé avec environ 35 à 40 passagers. Bien sûr, on se tasse pour ne pas attendre le prochain bus dans une demi-heure. Or, l’article dit que «le midibus est destiné aux parcours moins achalandés». Les gestionnaires du RTC n’ont pas choisi la meilleure heure pour le mettre à l’essai.

Lors de mon dernier passage (un 13 novembre enneigé), lorsque l’autobus est parvenu à l’avenue de Lavigerie, des places se sont libérées au niveau des strapontins (petits sièges à ressort). Je me suis assis dessus en enlevant mon sac à dos et en le déposant sur mes cuisses. J’ai coincé ma tuque et mes gants sous mon bras, car la place était serrée. Lorsque l’autobus s’est approché de mon arrêt (Neilson et Liège), je me suis levé. À cause du brassage naturel d’un autobus quand on se lève sans se tenir, je me suis empressé à replacer mon sac sur le dos et j’ai eu le réflexe de me rasseoir. Or le strapontin s’était relevé sans que je ne le voie, derrière moi, et j’ai failli me retrouver les fesses sur le plancher. Me relevant rapidement pour sortir, j’ai constaté que je n’avais plus ma tuque ni mes gants qui étaient tombés par terre. J’ai bondi pour récupérer mes effets et suis sorti à temps, sain et sauf.

Le RTC devrait abolir les strapontins, car ils sont dangereux dans un véhicule qui bouge, dans un environnement nordique, et avec une clientèle pas toujours jeune et athlétique. J’encourage le président du RTC, Rémy Normand, à prendre le midibus à cette heure un jour enneigé. Pour ma part, c’est fini les midibus : je prendrai à l’avenir le 800 ou 801 qui m’oblige à marcher 15 minutes du chemin des Quatre-Bourgeois, mais dont les sièges sont solides. 

Philippe Savoie, Citoyen de l’arrondissement SFSCR