Le gouvernement n’est pas le père Noël

En réaction à la chronique «D’autres employés ont besoin d’amour» de Brigitte Breton, parue le 14 décembre

Quels employés ont le plus besoin de l’amour du gouvernement parmi les préposés aux bénéficiaires, les infirmiers, les auxiliaires infirmiers, les médecins, les ingénieurs, les spécialistes en TI, les enseignants, les électriciens, les soudeurs, les camionneurs, les agriculteurs, les serveurs, les coiffeurs, les chauffeurs de taxi et les journalistes, pour ne nommer que ceux-là? «Poser la question, c’est déjà y répondre», n’est-ce pas?

Car l’amour gouvernemental a un prix, il va sans dire. Conséquemment, le gouvernement Legault a bien dû se poser la question lors de la présentation de sa plateforme électorale en 2017, annonçant les priorités qu’il accorderait à l’économie, la santé, l’infrastructure et le transport. Chemin faisant, d’autres grandes préoccupations tous azimuts se sont ajoutées : les pénuries de main-d’œuvre, les questions climatiques, le litige dans l’industrie du taxi, l’avenir des quotidiens de Groupe Capitales Médias, la protection de la jeunesse, les négociations dans le secteur public, etc. Autant de besoins justifiés qui commandent l’application de la «Loi de la gestion des priorités et du temps»... ou se concentrer sur le «degré d’urgence» qui nécessite une action immédiate et sur le «degré d’importance» qui nécessite une attention particulière à court, moyen et long terme.

Pour ce faire, le gouvernement doit garder les yeux sur la cible, sur les priorités prioritaires, dans le respect de la capacité de payer des contribuables et du contexte budgétaire qui prévaut. L’État a peut-être déjà fait trop de promesses qui n’ont pas été tenues. Le gouvernement n’est pas le père Noël.