Le G7 et les citoyens ordinaires

Le 9 juin prochain, ce sera la deuxième journée du G7 qui a pour thèmes, notamment, les changements climatiques et les océans. On sait que le président des États-Unis, «ce cher Trump», ne croit pas aux changements climatiques. Peut-on s’étonner que les citoyens ordinaires aient décidé d’agir pour sauver la planète sans attendre les puissants de ce monde?

On sait que les changements climatiques sont dus, dans une proportion de 95 %, à l’activité humaine. La Terre est couverte d’eau à 70 % (océans, lacs, rivières…); évidemment, l’eau est essentielle à la vie sur Terre. Les océans et les autres cours d’eau sont pollués, notamment par le plastique et autres déchets. Si nous voulons survivre, nous devons donc sauver les cours d’eau.

Dans le documentaire La Terre vue du cœur, Hubert Reeves dit que nous vivons actuellement la «sixième  extinction des espèces sur la Terre», extinction qui se déroule de façon «extrêmement rapide et qui est provoquée par les humains». L’une des raisons pour lesquelles Reeves ne désespère pas, c’est la prise de conscience d’un grand nombre de «Terriens». 

Dans le documentaire précité, la réalisatrice, Iolande Cadrin Rossignol, est allée à la rencontre de personnes de plusieurs pays qui opposent une force de restauration aux forces de destruction qui frappent notre planète. Il y a donc de l’espoir, car de plus en plus de personnes prennent conscience de l’urgence d’agir.

Je suis une résidente de Lévis et le fleuve Saint-Laurent fait partie de mon quotidien et je vous parle donc d’une action citoyenne qui sera faite à Lévis.

Le Regroupement de la mise en valeur du secteur de la rue Saint-Laurent et le président d’honneur de l’activité, M. Jared Newcombe, chef de la direction de Chantier Davie inc., ont invité toute la population au nettoyage des berges du fleuve Saint-Laurent à Lévis, le 9 juin prochain, 9h. (ruesaintlaurent.org). Pendant que les puissants du G7 discuteront, il y aura des citoyens ordinaires qui agiront pour préserver le fleuve Saint-Laurent.

Il y a de l’espoir à Lévis. Il y a de l’espoir ailleurs aussi. Les citoyens ordinaires se mobilisent de plus en plus, sans attendre que les puissants de la planète bougent. L’effet de l’action de ces citoyens serait décuplé s’ils n’étaient pas oubliés par les médias. Il faudrait plus de «Iolande Cadrin Rossignol» pour que les actions soient connues. Toutefois, le «bouche-à-oreille» fonctionne, même si le rythme est plus lent.

Huguette Gagnon
Lévis