Le français, cette langue nôtre

Un récent sondage Léger, sur la situation du français au Québec, semble sonner l’alarme.

Notre langue est en déclin, de plus en plus délaissée par les jeunes. Elle se fait damner le pion par l’anglais sur les ondes de nos radios. Notre chanson québécoise trime dur par conséquent. Un sondage Léger nous apprend que les Québécois croient que la survie du français n’est pas du ressort de notre gouvernement, mais que c’est plutôt l’affaire des citoyens. Comme pour l’environnement, pourrions-nous en déduire que chaque petit geste compte pour faire respecter le français sur notre territoire? À titre d’exemple : exiger de nous faire servir en premier en français dans plusieurs restaurants de Montréal, particulièrement. Ou encore, refuser de se faire répondre par un «Bonjour, hi» dans les hôtels du Québec. Téléphoner à nos stations de radios commerciales pour leur demander de faire jouer plus de chansons en français aux heures de grandes écoutes et non pas durant la nuit quand tout le monde dort. Si la survie du français passe par les citoyens, le gouvernement doit lui aussi prendre des mesures qui s’imposent pour assurer sa pérennité au Québec. L’un ne va pas sans l’autre, si on veut sauvergarder cette langue belle, cette langue nôtre.

Yvan Giguère, Saguenay