Le FEQ fait tout de même place à notre chanson!

POINT DE VUE / Une autre belle édition du Festival d’été de Québec s’achève. Mais, moi qui suis un fervent amoureux de la chanson francophone, doublé d’un fervent défenseur de la langue française, je serais bien le premier à pouvoir critiquer avec aplomb la programmation musicale du Festival d’Été de Québec 2019 avec son contenu de 33 % de spectacles de chansons d’expression française.

Le virage anglophone du FEQ, amorcé de façon significative depuis une dizaine d’années, demeure à mes yeux regrettables. Mais les artistes de la chanson, qu’ils soient du Québec ou de l’Europe, et qui se produisent sur les différentes scènes de ce grand festival d’été, ne sont pas piqués des vers comme le dit l’expression consacrée. La qualité est au rendez-vous et ces artistes font honneur à la chanson d’expression française. Ils et elles n’ont rien à envier aux meilleurs chanteurs et groupes anglophones qu’on peut voir et entendre lors du Festival d’été de Québec.

Si on regarde le FEQ comme étant un événement qui fait place à la diversité, force est de constater que c’est réussi.

Et puis au Québec, des festivals et des événements qui donnent priorité qu’à la chanson en français, il y en a de forts beaux tels que les Francos de Montréal, Le Festival en chanson de Petite-Vallée, le festival de la chanson de Tadoussac ou le Festival international de la chanson de Granby.

Le FEQ nous propose parfois des artistes qui ont marqué la chanson québécoise, tel que Luc De Larochellière, qui présente le 14 juillet un spectacle célébrant le 30e anniversaire de son premier album Amère América. Voilà un de nos grands artisans qui a su apporter un souffle nouveau à la chanson québécoise.

Pour ma part, juste le fait de savoir que De Larochellière fait partie de la programmation du FEQ, ça me rassure et me réconforte. Cependant, je souhaite ardemment que le contenu musical francophone du FEQ prenne du mieux lors des prochaines années.