Le crucifix n’avait pas la vocation

On apprend que pour la rentrée parlementaire du 17 septembre, le crucifix retiré de l’Assemblée nationale le 9 juillet dernier se retrouve dans une alcôve dans le corridor près du Salon bleu avec sa version originale de 1936.

On en fait l’historique intimement lié à notre nation.

Il a été difficile d’en arriver à cette décision, certains plus religieux criant au sacrilège, d’autres en faisant un objet patrimonial, prétexte à sa présence au-dessus du siège du président de l’Assemblée.

Mettons les choses en perspective.

De 1867 à 1936, il n’y avait pas de crucifix à l’Assemblée législative de la Province de Québec. Ce n’est qu’à la 20e législature que le crucifix y apparaît, non à la demande de l’Église, mais par un geste politique posé par Maurice Duplessis, nouveau premier ministre du Québec, qui voulait marquer son territoire et plaire au clergé.

Le crucifix à cet endroit n’était pas un objet de culte ni patrimonial, mais le signe d’un geste politique.

Il fallait un geste politique responsable pour l’enlever et cela est survenu alors que François Legault est le nouveau premier ministre et que la loi 21 sur la laïcité a été promulguée.

Qu’il repose en paix!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille