«Si un animal a peur, il va trembler. Ce sont des signes d’émotion», écrit Louise Nantel.

Le cochon est-il capable d’espoir?

POINT DE VUE / En réaction à la chronique «Vérification faite: le cochon est-il capable d’espoir?» du journaliste Jean-François Cliche parue le 26 octobre

M. Cliche, j’aimerais soulever quelques points d’une perspective différente. Votre article soulève des points intéressants, mais je pense qu’on passe à côté de l’idée derrière la campagne Be Fair Be Vegan (BFBV). En effet, le véganisme et la campagne BFBV veulent souligner l’égalité parmi toutes les espèces humaines ET non humaines. Pourquoi, en tant qu’humain, se donne-t-on le droit de décider si on épargne ou on tue une vie? Pourquoi domestiquer et aimer un chien ou chat, mais tuer et manger une vache? Dans votre prochain article, pourriez-vous explorer ces thèmes-ci?

J’aimerais aussi ajouter qu’il nous est absolument possible de déterminer objectivement si un animal (que ce soit un chien ou chat domestique ou une vache) est dans une situation de stress ou de peur. Si un animal a peur pour sa vie (comme dans le cas d’une vache dans un abattoir), on va voir qu’il va trembler, pleurer, hurler et tenter de s’échapper. Ce sont des signes d’émotions. Pas besoin d’être vétérinaire ou un «expert de vaches» pour savoir ça!

Cette question que les animaux ressentent de l’espoir comme l’être humain ou non ne justifie pas leur abattage : en effet, peut-on vraiment se donner le droit de tuer ces animaux juste parce qu’on ne sait pas s’ils pensent comme nous? Quelles naïveté et égocentrisme de la part de l’être humain!

J’invite aussi les lecteurs à se questionner sur la nécessité de nos habitudes qui sont établies depuis plusieurs siècles. Est-il temps d’évoluer en tant que société?