Le bois, l’aluminium et les enseignants-es

À la liste de ces matériaux obligatoires pour la construction de l’école de demain, je conseillerais au gouvernement Legault d’ajouter la ressource enseignante.

De construction solide, mais dotée d’une grande souplesse, ce matériau humain doit pouvoir encaisser les chocs et s’adapter à tous les aléas du climat social, culturel, économique et politique de notre société changeante. Il doit être en mesure de résister aux pressions latérales ou encore à celles en provenance du haut ou du bas de la hiérarchie de l’ouvrage. De plus, cette pièce maîtresse doit être conforme à tous les devis de construction et son utilisation est vérifiée, surveillée et testée par de nombreux agents extérieurs pour s’assurer d’un rendement irréprochable et constant.

Vous comprendrez, que pour cette ressource rare, le ministère de l’Éducation et sa filière comptable du Trésor devraient être en mesure de payer le prix pour assurer la pérennité de cette denrée rare et soutenir la structure enseignante déjà en place.

Reconnaître ainsi par le gouvernement qu’à l’instar du bois et de l’aluminium qui sont des ressources vitales pour le Québec, les enseignants-es constituent également des piliers essentiels dans l’édification d’une société solide et prospère. Ainsi dans le choix de ses priorités, l’aspect humain devrait être en haut de la liste de ce gouvernement qui a trop souvent tendance à privilégier l’aspect cosmétique de l’éducation plutôt que son essence même.

Marcel Perron
Neuville