Le congrès des jeunes libéraux s'est tenu la fin de semaine dernière, à Québec.

L’avenir du PLQ, selon les jeunes libéraux

POINT DE VUE / Il faut bien le dire, au moment où s’ouvre à Québec le congrès des jeunes libéraux, en ce 10 août 2019, l’avenir du Parti libéral du Québec est bien sombre. Les objectifs des jeunes libéraux sont prometteurs d’idées nouvelles, mais un tantinet irréalistes, compte tenu de la réalité politique au Québec depuis la prise du pouvoir par la CAQ, en octobre 2018.

D’entrée de jeu, les jeunes libéraux clament que le PLQ a besoin d’une nouvelle identité politique, voire d’une identité politique renouvelée. Ce questionnement peut nous paraître inusité, pour la simple raison que l’idéologie du Parti libéral du Québec est bien connue : un parti fédéraliste, qui appuie la thèse multiculturaliste du grand frère fédéral, qui a abandonné la défense de notre langue, de notre culture, de notre identité. Alors, les rêveries audacieuses des jeunes libéraux qui cherchent à redéfinir l’identité de ce vieux parti équivalent à vouloir mettre du vin nouveau dans de vieilles outres.

On se rappelle que le PLQ, sous l’égide de Robert Bourassa, s’était engagé dans la voie de l’interculturalisme, qui n’est, il faut le dire ouvertement, qu’une façon insidieuse de se conformer à la charte canadienne des droits qui favorise nettement le multiculturalisme. Le philosophe Charles Taylor disait à ce propos : «L’interculturalisme, c’est le multiculturalisme sous un autre nom.» Et c’est cet objectif que Philippe Couillard a poursuivi toutes les années qu’il a été au pouvoir.

Alors, ayant bien à l’esprit les nouveaux concepts proposés au congrès des jeunes libéraux, d’une identité nouvelle, d’une identité renouvelée, de virage nationaliste, de nationalisme civique, on ne peut que saluer la hardiesse de cette Commission jeunesse du PLQ. Par contre, s’engager à redéfinir l’identité libérale, à prendre un «virage nationaliste» pour se rapprocher du peuple, tout en misant sur l’appartenance à la fédération canadienne, me semble des errements inutiles de la logique et du bon sens.