Laurentia: il faut avoir la foi

La chronique de François Bourque, portant sur le volet du transport terrestre des conteneurs lié au projet Laurentia du Port de Québec et l’augmentation de la circulation de poids lourds dans le secteur Limoilou, a fait réagir le directeur principal de ce projet dans un article intitulé «Camions dans Limoilou : des propos à nuancer», publié dans Le Soleil du 20 décembre.

Pour ce faire, il se permet de rectifier «sept éléments» mis de l’avant par M. Bourque.

Alors que ce dernier avançait des comparaisons bien documentées entre les ports de Québec et Mont­réal, la réplique n’apporte aucune donnée probante.

Par exemple, quelles sont les preuves que 90 % des conteneurs seront transportés par rail, outre le fait que le CN soit impliqué? Que peut-on escompter de «l’initiative volontaire» pour diriger les camions vers Dufferin-­Montmorency, comme le Port le désire?

Deux questions parmi d’autres.

Il est peu probable que cette industrie change ses façons de faire en étant à Québec, seule la rentabilité la motivant.

On met donc de l’avant des hypothèses, des prétentions, des suppositions, voire des souhaits.

Si le Port est sérieux et veut se conduire en bon citoyen, qu’il soumette ce projet au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

Nous aurons alors toute l’information et elle sera vérifiable.

La population sera alors consultée.

Des experts pourront être entendus.

Le BAPE pourra se prononcer.

Les entreprises impliquées, le CN et Hutchison Ports ne méritent surtout pas un acte de foi, non plus que le Port de Québec.

Richard Gagné

Sainte-Pétronille